Personnel de santéLe Luxembourg ne peut pas compter à l'infini sur les frontaliers

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Le Luxembourg ne peut pas compter à long terme sur un personnel issu en grande partie des régions frontalières et doit revaloriser les professions de la santé. Deux points sur lesquels tous les députés étaient d'accord jeudi à la Chambre.
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Ces discussions se basaient principalement sur une réflexion du député Marc Spautz (CSV) concernant l'importance et la revalorisation des professions de la santé. Tous les députés étaient d'accord sur un point, le Luxembourg ne peut pas compter à long terme sur un personnel issu en grande partie des régions frontalières.

Les élus ont retenu plusieurs solutions afin de revaloriser le métier des soins de santé comme par exemple un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle et davantage de possibilités d'évolutions de carrières.

Pour Marc Spautz, "notre système de santé est organisé de manière trop centrale, et avec une population en pleine croissance et de plus en plus diversifiée, nous avons besoin de délocaliser nos services dans un réseau efficace. Cela implique plus de centres ambulants, un meilleur conseil et, cela me tient particulièrement à cœur, des services de prévention. Je suis persuadé que tout ce que nous investissons dans la prévention et qui peut parfois représenter un coût supérieur au début est un gain à long terme pour notre société, car il faudra moins investir par la suite".

L'importance des passerelles entre les différents diplômes et métiers du secteur de la santé a été rappelée par le député de l'opposition Georges Engel (LSAP): au lieu d'en créer de nouvelles, ce dernier propose d'adapter et renforcer les formations et attributions existantes. "Il faut pouvoir permettre à tous les acteurs de travailler le plus possible de manière indépendante tout en mettant en avant les véritables compétences et devoirs de chacun. C'est pour cela que ces personnes ont choisi tel ou tel métier, et en renforçant chaque spécialisation, on évite la surcharge des autres secteurs. Nous avons besoin d'une analyse claire et pertinente des personnes qui peuvent aider à répartir les devoirs et les responsabilités au sein de notre système", explique le député.

La ministre de la Santé Martine Deprez (CSV) a déjà annoncé qu'une analyse est déjà en cours concernant la passerelle entre les métiers d'aide soignant et d'infirmier en soins généraux. Une task force a d'ailleurs déjà été prévue dans ce sens en collaboration avec la COPAS (regroupement de prestataires de services d’aides et de soins du Luxembourg) et la FHL (Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois).

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