
Le Luxembourg se retrouve à un niveau médian dans le rapport MIPEX qui compare les politiques d'intégration de 52 pays à travers le monde. Les critiques portent surtout sur le domaine de la santé.
Le "Migration integration policy index" évalue les politiques d'intégration des migrants de différents pays. Le Grand-Duché y obtient 64 points sur 100. C'est dix points de plus qu'en 2014. Il y a une raison à cela, selon les auteurs du rapport. Le directeur de recherche du "Migration Policy Group", Thomas Huddleston:
"Depuis [2014], il y a eu un accès à la nationalité. Avant tout pour ceux qui sont nés au Luxembourg. C'est favorable à la participation à la vie quotidienne. Il y a aussi d'autres mesures politiques, pour promouvoir et encourager la participation, notamment dans la politique locale. On est mieux informé et il est plus facile de s'impliquer."Le travail doit cependant se poursuivre, surtout dans le domaine de la santé. Ce secteur ne serait pas adapté à la diversité du Luxembourg. C'est aussi ce que considère l'Asti.
Les critiques portent également sur la participation politique. Laura Zuccoli de l'Asti:
"Il y a effectivement une loi sur la participation politique des gens. Ceux-ci peuvent s'inscrire sur les listes électorales pour les communales, mais ils doivent pour ce faire, attendre cinq ans. Il faut aussi cinq ans pour demander la nationalité luxembourgeoise. Un citoyen de l'Union européenne, ce qui correspond à 83% des non-Luxembourgeois au Luxembourg, doit aussi attendre cinq ans. Dans d'autres Etats, ils obtiennent immédiatement le droit de vote."
D'ici les élections communales de 2023, de nouvelles campagnes explicatives vont apporter une aide, selon le ministère en charge du dossier. L'intégration dans l'emploi et le logement restent aussi de grands chantiers. La loi sur l'intégration va être réexaminée dans les prochains mois ou les prochaines années.