
C’est le message porté par l’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL) lors de sa conférence de presse, où la fédération a insisté sur la nécessité d’une réponse collective face à des risques qui évoluent rapidement.
Les banques constatent que les méthodes de fraude se transforment sans cesse. Les escrocs utilisent désormais des techniques plus sophistiquées, souvent impossibles à contrer par les établissements financiers seuls. L’ABBL rappelle que la responsabilité doit être partagée entre les banques, les opérateurs télécom, les plateformes numériques et les autorités européennes. Le cadre réglementaire actuel limite certaines interventions, ce qui rend indispensable une coopération renforcée pour tracer les opérations suspectes et bloquer les tentatives de fraude avant qu’elles n’atteignent les clients.
L’ABBL observe une stabilisation des taux d’intérêt, mais souligne de fortes disparités entre les biens existants et les logements vendus sur plan. Le marché reste marqué par une perte de confiance des acheteurs, notamment en ce qui concerne les garanties d’achèvement.
La fédération appelle à une clarification juridique plus solide afin que les clients soient pleinement protégés si un promoteur ne peut pas terminer un projet. Des échanges ont déjà eu lieu avec le ministère de la Justice en vue d’un futur cadre législatif.
Cette conférence de presse était également la dernière pour Jerry Grbic, qui quitte son poste de CEO de l’ABBL pour retourner dans le secteur privé. Son successeur n’a pas encore été désigné.
Entre fraude en pleine mutation et marché immobilier en quête de stabilité, les banques luxembourgeoises se préparent à une année où la confiance et la sécurité seront au cœur des priorités.