Pouvait-on rêver d'une météo plus radieuse pour célébrer le dimanche de Pâques?
Fête religieuse qui commémore la résurrection de Jésus-Christ, Pâques est aussi une fête familiale. Le lapin et les œufs de Pâques font partie intégrante de cette fête au Grand-Duché.
Les œufs et le lièvre symbolisent la fertilité, le printemps et le renouveau. Mais pour les enfants, ils symbolisent surtout une excitante chasse qui se terminera par un festin de chocolats... qu'il ne valait mieux pas laisser trop longtemps au soleil, vu la chaleur!
Traditionnellement, les œufs de Pâques (les vrais) sont d'abord cuits, puis colorés et enfin cachés par les parents pour être recherchés par les enfants lors de la traditionnelle chasse aux œufs.

La légende dit que c'est le Ouschterhues (lapin de Pâques) qui les apporte.
Avant de manger les œufs, les enfants jouent au Técken (bataille d'oeufs), qui consiste à frapper son oeuf peint contre celui de son voisin. L'enfant dont l'œuf reste intact a gagné.
Il existe aussi la tradition des "Klibberen", les crécelles de Pâques. Si vous souhaitez en savoir plus, lisez cet article qui contient des images d'archives exceptionnelles : la fête de Pâques au Luxembourg dans les années 60.
Le lundi de Pâques a lieu la traditionnelle Émaischen (fête d'Emmäus), fête populaire et folklorique célébrée dans le vieux quartier de Luxembourg-ville (place du Marché-aux-Poissons et alentours) et à Nospelt.
Etymologiquement, l'Éimaischen rappelle la marche des disciples de Jésus Christ vers Emmäus, le bourg de Palestine près de Jérusalem, où le Christ apparut à deux d'entre eux avant sa Résurrection.
L’origine de l’Éimaischen comme marché de potiers à Luxembourg-ville remonte au moins au XIXe siècle. Depuis longtemps, le lundi de Pâques correspondait à la célébration de la fête de la guilde des potiers.
L'Émaischen est surtout connue pour ses Péckvillchercher, sorte d'oiseaux en terre cuite, objets typiquement luxembourgeois, qui permettent de reproduire à s’y méprendre le cri du coucou. Le premier Péckvillchen luxembourgeois retrouvé date du XIVe siècle.
La coutume du Jaudes (fête de l'Eglantier) est une coutume locale de Vianden, ville ardennaise du Nord du Grand-Duché de Luxembourg, célébrée le jour du Vendredi saint.
"Jaudes" désigne aussi bien la fête qu'un bouquet composé d’épines d’églantiers, de fleurs de papier, de rubans, etc. D’après la coutume, après la réalisation de leur bouquet, les garçons de Vianden se rendent à midi dans leur quartier, et brûlent leur Jaudes.
Cette coutume, célébrée depuis le Moyen Âge, serait inspirée de l’apôtre Judas. Le but de ce geste est de montrer la désapprobation du peuple pour cet apôtre qui a trahi Jésus et dont le sort serait de se retrouver symboliquement en enfer.

Les femmes qui ont reçu un Bretzel à l'occasion du Bretzelsonnden (dimanche des Bretzels) sont censées offrir en retour un œuf de Pâques le jour de Pâques.