
Depuis 10 ans, la législation serait enfreinte et les décisions du conseil d'administration ne seraient pas respectées, affirme le syndicat des P&T.
Le Groupe Post est un établissement public, qui appartient à l'Etat. Depuis 2012, presque seuls des salariés ont été embauchés, bien qu'il faudrait principalement qu'ils soient recrutés en vertu du "droit public". Selon des estimations, 500 personnes seraient concernées, qui auraient ainsi un salaire inférieur et un déroulement de carrière moins favorable.
Le salaire minimum a été introduit dans le Groupe Post. Les directeurs sont devenus des salariés avec des salaires plus élevés, "Au-dessus, on retire ce qui est à retirer", déplore le Syndicat des P&T, qui est affilié à la CGFP, la Confédération générale de la Fonction publique. Le Syndicat des P&T, qui est le syndicat le plus important au sein du Groupe Post, n'organise pratiquement jamais une conférence de presse, mais préfère rechercher des solutions en interne, comme il le souligne lui-même. 67 millions d'euros auraient été gaspillés avec Join. Cette société aurait été fondée à une époque où il était déjà clair que l'itinérance (le roaming) serait abolie. Mais le "travail normal" serait toujours moins rémunéré.
Le Syndicat des P&T veut que la loi et les accords soient enfin respectés. Ils auraient attendu suffisamment longtemps. On se serait moqué d'eux. La critique s'adresse d'abord au directeur général du Groupe Post, Claude Strasser, ainsi qu'au président du conseil d'administration, Serge Allegrezza, au ministre de l'Economie, Franz Fayot et particulièrement à son prédécesseur, Etienne Schneider.