
Mardi, le ministre de la Coopération, Franz Fayot, et la directrice de l'Onusida ont signé un nouveau partenariat stratégique. La coopération entre le gouvernement luxembourgeois et l'ONG est prolongée jusqu'en 2025.
Franz Fayot à propos du rôle et des priorités du Luxembourg dans la lutte contre le VIH: „Le Luxembourg est un partenaire important de l'Onusida, car nous apportons en fait un financement stable avec de la prévisibilité pour poursuivre plus efficacement la lutte contre le Sida dans le temps et éradiquer complètement cette maladie, mais aussi parce que nous avons plusieurs priorités dans le domaine de l'éducation des jeunes, particulièrement des jeunes femmes, à travers notre initiative "Education+", mais aussi à travers notre focalisation sur l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, la région du Sahel, où il y a un énorme retard pour avancer dans la lutte contre le sida."
L'Onusida est une organisation qui, outre la lutte contre le Sida, s'investit aussi contre la stigmatisation des personnes LGBTQ et mise beaucoup sur l'éducation et l'accès aux services de santé. Mettre les populations vulnérables et marginalisées au centre de la lutte contre le Sida est l'une de ses priorités.
Son objectif est de se débarrasser complètement du sida d'ici 2030. La première étape consiste à sensibiliser les populations dans les pays en voie de développement, les faire vacciner et développer une résistance plus forte qui leur permettra de vivre plus longtemps avec le virus.
L'aide financière du Luxembourg a également été abordée lors de la conférence de presse. Le Grand-Duché serait proportionnellement le pays le plus généreux.
„En 2021, nous avons une contribution de 4.200.000 euros, dont 2 millions sont effectivement des Co-Fundings, ce qui signifie que c'est de l'argent qui est en fait complètement flexible. 1.200.000 sont destinés à la thématique du "Catch-up-plan", où il s'agit vraiment de suivre en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest, de combler le retard dans la campagne contre le Sida. Un million est pour la thématique "Gender & Aids", où il s'agit d'agir effectivement, particulièrement auprès des femmes et des jeunes filles et 500.000 euros pour l'initiative "Education+". Telle est l'enveloppe de notre coopération", explique Franz Fayot.
Winnie Byanyima, la directrice exécutive de l'Onusida, a déclaré qu'il y a une bonne et une mauvaise leçon à tirer de la pandémie de coronavirus. D'une part nous avons vu à quel point cela peut aller vite si le monde entier s'unit pour développer un vaccin. D'autre part, il manque un plan international. Des programmes nationaux individuels ne vont pas loin. Nous n'arrivons pas à une solution parce qu'il n'y a aucun plan global, selon la directrice de l'Onusida.