
La Fedil, qui représente le secteur de l'industrie au Luxembourg, a commenté mercredi les objectifs climatiques nationaux qui la concernent. L'industrie voudrait apporter sa contribution, mais elle aurait besoin d'actions concrètes et de rapidité. C'est pourquoi le gouvernement serait sollicité pour indiquer comment les entreprises devraient se comporter.
D'ici 2030, les émissions doivent diminuer de 52% par rapport à 2019. "Avec ce qui est maintenant sur la table, ça n'ira pas", dit la Fedil. Surtout, tout passe par l'électrification, c'est-à-dire la conversion du gaz à l'électricité. Cela n'est ni productif ni rentable pour une entreprise, et sert "uniquement" la politique climatique.
La Fédération des industriels luxembourgeois propose neuf mesures concrètes afin de motiver les entreprises. Parmi ces propositions: rendre la taxe carbone progressive, une aide publique pour l'électrification de la chaleur, des déductions fiscales pour les technologies à faibles émissions de carbone et des mesures particulières pour le secteur de la construction.
La Fedil ne souhaite pas freiner le processus, mais elle a besoin d'instruments pour mobiliser les entreprises, selon son directeur, René Winkin.