"Smart DSP"Le dossier de soins partagé pour détecter plus rapidement des maladies rares

RTL Infos
Le dossier de soins partagé (DSP), c'est-à-dire le dossier électronique de santé, est plus utilisé qu'il y a deux ans, constate l'Agence eSanté.

A l'époque, il y avait environ 22.500 consultations par mois. Aujourd'hui, près de 45.600 personnes vont chaque mois sur la plateforme pour consulter ou télécharger des informations.
"Ces derniers mois, son utilisation a progressé tant chez les professionnels de santé que chez les patients, qui utilisent leur compte", explique Marc Hostert, le nouveau président de l'Agence eSanté. "Il faut toutefois aussi savoir que ce sont principalement des patients atteints de maladies chroniques qui vont sur le DSP. Ce ne sont pas les personnes en bonne santé. Cela signifie qu'il faut faire une abstraction au niveau de l'interprétation. Tout le monde a un compte DSP. Si quelqu'un l'utilise aussi parce qu'il est malade, c'est une autre question. Mais la tendance est à la hausse des deux côtés."

Les chiffres ne permettent pas de savoir combien de personnes différentes sont concernées dans les 45.600 consultations par mois. Seulement que 5.673 sont le fait de professionnels du secteur de la santé. Interrogée par RTL, l'Agence eSanté, indique qu'environ 300 médecins travailleraient avec la plateforme. Un chiffre à comparer aux plus de 2.000 médecins qui travaillent au Luxembourg. Il reste donc un sérieux travail de persuasion à fournir.

Le "smart DSP" pourrait constituer un argument. L’idée est que le DSP établisse des statistiques qui puissent aider le médecin à détecter plus rapidement certaines maladies. Par exemple, la mucoviscidose, une maladie rare qui touche huit à 12 personnes pour 100.000 habitants. Par conséquent, il peut s’écouler beaucoup de temps avant le diagnostic. Si le DSP devait révéler que certains marqueurs pourraient indiquer la maladie rare, le médecin en serait alerté.

"L’Agence eSanté ne fait pas le travail du médecin", affirme Marc Hostert. "Elle compile des statistiques, afin que patient et médecin soient au plus près du problème."

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