
La ministre de la Santé Martine Deprez n’a pas l’intention d’augmenter le délai pour avorter de 12 à 14 semaines. Elle l’a expliqué mardi devant la Chambre des députés. Principalement parce que cette disposition ne figure pas dans l’accord de coalition 2023-2028 du gouvernement CSV-DP.
Le Comité national d’éthique de recherche a attendu environ un an, avant de rendre récemment son avis sur la question. Mais elle ne débouche pas sur une conclusion claire, regrette la députée LSAP et ancienne ministre de la Santé, Paulette Lenert.
Pour Martine Deprez, l’avis montre toute a complexité de la question. “Il y a un problème éthique, car à partir du moment où les 12 semaines sont passées, on peut détecter différentes choses chez l’enfant et c’est un problème éthique relativement compliqué qu’on ne peut pas résoudre du jour au lendemain. En résumé : Il n’y a rien à ce sujet dans le accord de coalition”.
En France, le droit à l’interruption volontaire de grossesse a non seulement été inscrit dans la Constitution, mais le délai a été allongé à 14 semaines. Aux Pays-Bas, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à la 24e semaine. En Allemagne et en Belgique, le délai est de 12 semaines, comme au Luxembourg.