
Ces données permettent surtout de découvrir le degré de contagion des personnes asymptomatiques. Le professeur docteur Paul Wilmes et son équipe de l'Université de Luxembourg ont analysé les informations récoltées durant la première phase du dépistage à grande échelle.
L'étude se penche sur 850 personnes testées positives lors du large scale testing (LST) entre le 27 mai et le 15 septembre. Ce sont principalement des personnes asymptomatiques qui se rendent à ces rendez-vous. Sur les 850 personnes testées, 567 ont annoncé ressentir des symptômes après le résultat positif. Les personnes symptomatiques et celles qui présentaient des symptômes ont ainsi été classées dans deux groupes distincts.
Comment le Pr Dr Paul Wilmes explique-t-il le développement de symptômes après le dépistage?
"Il est possible que ces personnes aient participé au LST alors qu'ils avaient de légers symptômes ou dans une phase pré-symptomatique, qui n'avaient donc pas encore de symptômes. Ce dépistage est un échantillon représentatif de la population luxembourgeoise et il est clair qu'une prévalence relativement élevée existait déjà à cet instant et qu'il est donc normal que nous ayons trouvé des personnes présentant des symptômes".
Les cas-contact jouent un rôle très important dans l'étude qui a tenté de savoir combien d'entre eux ont été testés positifs après avoir été identifiés comme tels. Les chercheurs ont également cherché la différence entre les cas-contact des cas asymptomatiques et ceux des personnes présentant des symptômes.
"Les données nous disent qu'il n'y a en fait pas de différence, ce qui rejoint d'ailleurs de nombreuses autres études internationales. Ce qui ressort de notre étude est qu'une personne asymptomatique a contaminé en moyenne 0,6 contact alors que ce nombre passe à 0,7 chez une personne symptomatique".
Des variations importantes existent néanmoins dans ces moyennes, car on relève des différences entre la contamination par des cas asymptomatiques d'une (ou de plusieurs) autre(s) personne(s) ou si, dans le cas contraire, aucune contamination n'a été constatée.
L'étude est encore au stade de "peer review" dans le magazine The Lancet, ce qui veut dire que d'autres chercheurs sont en train de l'examiner et de donner leur avis avant qu'elle ne soit publiée.