
Dans un premier rapport provisoire publié en décembre, le Statec avait fait état d'un légère surmortalité constatée entre janvier et octobre 2020. La tendance était donnée et s'est largement confirmée, dans la logique des chiffres des décès annoncés quasi quotidiennement en lien avec la pandémie du coronavirus. Pas plus tard que lundi, le ministère de la Santé a encore annoncé deux nouveaux décès.
Toutes causes de décès confondues, le Statec a recensé 4.649 décès de résidents au Luxembourg en 2020. Ce nombre précise d'emblée l'Institut national de la statistique "est le plus élevé jamais enregistré depuis le milieu du vingtième siècle", comme le montre la courbe des mortalité remontant à 1950. Il faut remonter à 1976 pour observer un nombre de décès qui se rapproche de l'année dernière (4.507 décès).

Un nombre plus élevé de décès a été observé tous les mois à l’exception de janvier, février, juin et juillet où le nombre de décès était inférieur ou comparable à la moyenne mensuelle des deux dernières années.
Conformément aux deux vagues du Covid, une surmortalité a été observée en avril et particulièrement en novembre et décembre 2020, lors de la seconde vague. En novembre, le Statec a comptabilisé 149 décès supplémentaires par rapport à la moyenne des deux dernières années (+39.1%) et 145 décès supplémentaires en décembre (+38.9%).
Globalement, le Covid est à l'origine d'un bon de 8.5% des décès en 2020 par rapport à l’année 2019 (4.283 décès). Les décès dus précisément à la pandémie représentent 10.8% des décès survenus en 2020 et même 13.2 % des décès observés à partir de la mi-mars.
En se référant au Registre National des Personnes Physiques, le Statec a calculé qu'il y a eu 437 décès supplémentaires par rapport à l’année 2019 et à 515 décès de plus par rapport à 2018. Une différence qui colle "en grande partie avec les 501 décès officiellement dus au COVID-19 communiqués par le ministère de la Santé" durant la même période.

L’âge moyen des personnes décédées est de 80,4 ans pour les femmes et de 74,1 ans pour les hommes. Un âge moyen assez semblable aux années précédentes.
En revanche, la surmortalité constatée a touché différemment les hommes et les femmes. Une surmortalité très élevée a frappé les hommes entre le 23 et le 29 novembre. Et une surmortalité élevée est à remarquer pour les hommes entre le 23 et le 29 mars et entre le 6 et le 12 avril.
Les femmes s'en sortent mieux au vu des chiffres puisque la surmortalité est toujours restée modérée même si la courbe est anormalement élevés entre le 2 et le 29 novembre ainsi qu'entre le 7 et le 27 décembre.