Deuxième confinementLe comportement des consommateurs a changé

RTL Infos
Les nouvelles restrictions Covid sont en vigueur depuis samedi. La vente est limitée aux produits essentiels dans les grandes surfaces, mais aussi dans les commerces locaux.

Notre collègue de RTL, Tim Morizet, est allé faire un tour dans les rues de Luxembourg-Ville pour se rendre compte si le comportement des consommateurs avait changé par rapport au premier confinement en mars.

Le soulagement est grand Place du Théâtre. La boutique de vins de Guy Tabourin est l'un des rares magasins de la Ville-Haute, qui peut rester ouvert malgré les dernières mesures sanitaires. Le vin est jugé essentiel, particulièrement pendant les fêtes. Les commerçants de la capitale se réjouissent que la liste de ce que l'on peut vendre, soit plus claire pour ce deuxième confinement.

Guy Tabourin, caviste: "L'information est meilleure cette fois. La première fois, nous ne savions pas que nous pouvions rester ouverts et à l'époque, nous avons fermé. Après coup, on nous a dit que nous n'aurions pas dû fermer. Cette fois, c'était clair. L'alimentation peut ouvrir, donc plus de discussions."

Il fait bien calme dans les rues de la capitale, en comparaison de la semaine dernière, mais la nervosité n'est plus aussi palpable qu'au début de l'année.

Guy Tabourin: "Il y a plus de gens en Ville que la première fois, là, la Ville était vraiment totalement vide. A ce moment-là, on se sentait simplement mal à l'aise en Ville. Ce n'est vraiment pas le cas cette fois."

Le comportement des consommateurs a changé. Dans de nombreux commerces de la capitale, l'affluence dans les grands supermarchés se fait à nouveau sentir. Le client a un autre rapport à la peur du virus qu'il y a neuf mois.

Anne Kaiffer, gérante d'une boucherie à Luxembourg-Ville: "Cette peur est un peu différente. On voit qu'entretemps, beaucoup de gens se disent à nouveau: je mets mon masque, je me désinfecte bien les mains, et alors je peux quand même y aller. J'ai juste besoin d'aller à un endroit au lieu de sept. Cela intervient aussi dans leur réflexion. Mais dans le même temps, les gens achètent à nouveau plus "local", dans les villages, et essaient d'éviter un peu Luxembourg-Ville et les grandes surfaces."

Dans les galeries commerciales, les clients se tiennent à l'écart des zones "galerie". Cela se ressent surtout dans les grandes boulangeries. Là, le revirement est à nouveau au profit des commerces locaux.
Anne Nickels, administratrice déléguée de Namur: "Ce n'était pas comme ça lors du premier confinement, nous avons déjà commencé à le ressentir avant Noël et cela continue vraiment comme ça. Nous le voyons aussi dans les chiffres, dans les commandes. Les deux descendent dans les grandes surfaces. Les gens vont davantage dans nos magasins à Luxembourg ou dans leur village."

Qu'en est-il de nouvelles aides pour les commerces de la capitale? Cela reste une énigme pour le moment. Rien n'a encore filtré de la part des autorités communales. Lors du premier confinement, des aides à hauteur de 4.000 euros, avaient notamment été accordées.

Le reportage en langue luxembourgeoise:

D'Kafverhalen huet sech am 2. Lockdown verännert
Zanter e Samschdeg gëllen déi nei Mesuren. Nieft de Grand-Surfacen ass och de Verkaf an de lokale Commercen op essentiell Produite limitéiert.

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