Nouvelle loi agraireLe cheptel luxembourgeois devrait également être réduit

RTL Infos
Aux Pays-Bas, les objectifs ambitieux de réduction du cheptel du gouvernement ont conduit les agriculteurs dans la rue et ont provoqué des actions radicales.

Au Luxembourg aussi, la nouvelle loi agraire pourrait ne pas susciter l'adhésion de tous.

Dans le texte déposé début août par le ministre de l'Agriculture, Claude Haagen, il est en effet prévu de stabiliser voire de réduire le cheptel dans les exploitations agricoles luxembourgeoises.

Il y a deux arguments en faveur de cela: les entreprises familiales doivent rester rentables à temps plein et viables.

En outre, une réduction conséquente des émissions d'ammoniac est visée, le Luxembourg s'étant engagé à des réductions très ambitieuses des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique d'ici 2030. Les émissions d'ammoniac devraient notamment diminuer au lieu d'augmenter dans le secteur agricole.

C'est pourquoi la nouvelle loi agraire propose d'introduire une limite supérieure du cheptel bovin ou de limiter l'augmentation du cheptel dans les plus grandes entreprises. Cela devrait également permettre de maintenir les entreprises familiales.

Il est question dans la nouvelle loi agraire du chiffre de référence de 150 bovins, qui ne pourrait pas être dépassé sans autorisation, respectivement de cinq personnes employées à temps plein dans l'entreprise.

En cas de non-respect des limitations visées, des sanctions de plus de 20.000 euros pourront intervenir.

Ce n'est qu'après l'adoption de la nouvelle loi agraire à la Chambre que le ministre de l'Agriculture souhaite fournir les informations correspondantes au secteur.

Ces précisions ont été apportées par le ministre de l'Agriculture, Claude Haagen, en réponse à une question parlementaire de la coprésidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen.

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