
Les premières recrues à tomber sous le nouveau régime seront celles engagées en janvier 2024. En fait l'état-major de l'armée luxembourgeoise s'était prononcé pour une durée de cinq ans.
Le Syndicat professionnel de l'Armée luxembourgeoise (SPAL) voulait en rester à trois ans et, par conséquent, ramener la formation de base de quatre à trois mois. Le législateur a finalement opté pour une solution intermédiaire. Il y a deux ans, le SPAL avait effectué un sondage parmi les soldats engagés volontaires, dans lequel 75% des répondants s'étaient prononcés contre un contrat de cinq ans. La représentativité de ce sondage reste toutefois incertaine. Interrogé vendredi lors des festivités de la Saint Martin sur le fait de savoir si le nouveau règlement était accepté sur le terrain, le général Steve Thull, chef d'état-major de l'armée, a indiqué:
"Au niveau de l'armée, il n’y a aucun problème à voir les choses ainsi. C'est uniquement le SPAL qui voyait les choses différemment. Entretemps une proposition est apparue pour éventuellement aller jusqu'à 10 ans. Ce n'est donc pas un problème de personnes, mais c'est un problème de position de la part du SPAL."
La formation de base étant aujourd’hui plus complexe que par le passé, il faut davantage de temps. C’est pourquoi il est important que les soldats s’engagent pour une période plus longue, sinon ils ne peuvent pas être déployés assez longtemps. Il s'agit pour l'armée de pouvoir satisfaire à l'avenir aussi à ses tâches militaires. De plus, avec l'allongement de la durée du contrat, il faut recruter moins de soldats par an. A propos d'une durée d'engagement de dix ans, Steve Thull trouve illogique que le SPAL demande cela maintenant, alors qu'il y a peu, il s'opposait encore avec véhémence à un contrat de cinq ans. Dans les pays voisins, les soldats ne restent pas aussi longtemps dans l'armée. Le Luxembourg a au fond besoin d'un maximum de jeunes soldats pouvant être déployés sur le terrain. Il n'est pas non plus évident de trouver un autre emploi après dix ans, même dans la fonction publique.
A propos du sondage du SPAL auprès des soldats volontaires, le général dit que cela ne signifie pas grand-chose, car les répondants s'étaient engagés pour trois ans. Il se peut qu'un engagement plus long dissuade certains, mais comme il faut alors dans le même temps moins de recrues par an, cela s'équilibre.