
Après une nouvelle année marquée par l’inflation, des épisodes de chaleur extrême et de sècheresse, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) a dévoilé les résultats de son enquête sur le climat. Les sondages révèlent une population luxembourgeoise marquée par l’inflation et soucieuse de l’environnement.
Depuis 2018, l’enquête vise à cibler chaque année le point de vue des populations de 35 pays sur le changement climatique.
Pour les Luxembourgeois, l’augmentation du coût de la vie est le défi majeur à relever, talonnée par l’impact des changements climatiques et la dégradation de l’environnement.
La plupart des personnes interrogées au Luxembourg iraient même jusqu’à "aider les pays les plus vulnérables" afin d’"assurer une transition mondiale juste vers un avenir climatiquement neutre et résilient."
Les mesures prises pour parvenir à une transition écologique sont "susceptibles d’affecter les budgets des ménages, ceux aux revenus les plus faibles étant les plus sévèrement touchés", relate la BEI.
Cependant, la plupart des personnes interrogées au Luxembourg iraient jusqu’à "aider les pays les plus vulnérables" afin "d’assurer une transition mondiale juste vers un avenir climatiquement neutre et résilient." 53% des Luxembourgeois seraient aussi prêts à payer des impôts pour aider les ménages aux revenus faibles à faire face au coût d’une transition écologique.
La plupart des sondés pensent qu’une économie sobre en carbone ne s’effectuerait pas sans remédier aux inégalités sociales et économiques au Grand-Duché. Un avis que Kris Peeters, le vice-président de la BEI partage.
"À la Banque Européenne Internationale, nous sommes pleinement déterminés à appuyer une transition juste qui ne laisse personne de côté", a-t-il affirmé. "La solidarité et des mesures concrètes sont aujourd’hui plus importantes que jamais". Enfin les deux tiers sont favorables à l’arrêt des subventions et des allégements fiscaux pour le secteur de l’aviation et toutes les entreprises à forte intensité de combustibles fossiles.
Les deux tiers sont favorables à l’arrêt des subventions et des allégements fiscaux pour le secteur de l’aviation et toutes les entreprises à forte intensité de combustibles fossiles.
Toutefois, seuls 40 % des personnes interrogées disent avoir confiance dans la capacité des pouvoirs publics à mener une telle transition climatique juste.