
Selon l'Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés, des divergences existent entre la rhétorique luxembourgeoise sur les Droits de l'homme sur le plan international et ce qu'il se passe vraiment au Luxembourg en matière de politique d'immigration. Une femme a été récemment privée de passeport car ses papiers n'étaient pas en ordre alors qu'elle venait porter plainte. Après avoir récupéré son document d'identité, elle peut désormais introduire une demande de report de son expulsion de six mois.
Jessica Lopes, assistante sociale auprès de l'Asti, ne pense pas que la procédure de sa plainte sera terminée d'ici là:
"Je ne pense pas que tout soit réglé dans six mois, et nous devrons à nouveau demander une prolongation. La personne est dans le flou total en ce moment, car elle n'a pas le droit de travailler, et personne ne se demande comment faire pour survivre en attendant. Elle aura probablement de l'aide de la société civile, dans la mesure du possible, mais je dois dire que les possibilités ne courent pas la rue pour les sans-papiers".
Cette affaire risque également de décourager d'autres victimes de violences, dont les papiers ne sont pas en règle, de porter plainte à la police, selon l'Asti. L'association demande dès lors que ces personnes puissent porter plainte sans que les forces de l'ordre ne les signalent automatiquement auprès de la direction de l'immigration.