
C'est pourquoi l'Etat israélien attend le même soutien de la communauté internationale. Les mots ont parfois manqué à l'ambassadrice pour parler des faits commis par le Hamas: "Le plus jeune otage à Gaza a six mois, ce bébé a-t-il ce dont il a besoin? A-t-il toujours sa mère? Est-elle morte? Qu'arrive-t-il au bébé? De nombreuses personnes en fauteuil roulant ont été kidnappées. Des femmes que nous avons vues sur des vidéos publiées par les Palestiniens avec du sang sur leur pantalon. Ont-elles été violées? Sont-elles actuellement violées? Ce sont des questions que la population israélienne se pose en permanence."
Il s’agirait avant tout de savoir qui soutient le Hamas, comme la Russie, l’Iran et le Liban. Mais il ne faut plus attendre non plus de soutien de la part des Palestiniens: "Ne plus les soutenir, ne pas les financer, ne plus leur ouvrir la porte. Le Hamas est une organisation terroriste, mais aussi un parti politique dans la société palestinienne qui dépend de son soutien. Les Palestiniens savent qu’ils ne recevront pas de salaire dans les semaines et les mois à venir à cause du Hamas. Des pressions seront exercées sur le Hamas pour qu'il libère au moins les otages civils."
L'ambassadrice ne peut ni ne veut rien dire sur les actions prévues de l'armée israélienne, mais: "Nous voulons détruire toute la direction de cette organisation et nous savons où ils se trouvent, pas toujours, mais de temps en temps, car nous avons déjà réussi à toucher l'organisation. Nous voulons donc les détruire, pour très très longtemps, voire pour toujours. Réussirons-nous? Je ne sais pas, mais je l'espère."
Idit Rosenzweig-Abu a encore affirmé que les habitants de Gaza seraient encouragés à quitter les centres des villes pour se mettre en sécurité le plus rapidement possible, en cas d'offensive terrestre.