Le ministre du Logement, Claude Meisch, a confirmé jeudi, en marge du salon "Home Expo", qu’il maintenait cette formule. Et ce, malgré la pression exercée par les promoteurs, les investisseurs et même des membres de son propre parti, le DP, qui estiment que lorsqu’une construction coûte plus de 600.000 euros, on devrait au moins pouvoir bénéficier du taux de 6 % jusqu’à ce montant.
Claude Meisch maintient sa position : si le coût d’une construction dépasse ne serait-ce que d’un euro les 600.000 euros, le droit à l’amortissement accéléré de 6 % disparaît. L’objectif est en effet de mettre sur le marché de nouveaux logements locatifs de petite taille et abordables.
"Lorsque des promoteurs me disent eux-mêmes qu’ils ne sont pas en mesure de maintenir les coûts de construction sous la barre des 600.000 euros, je me demande alors comment cela peut encore être viable", a déclaré le ministre du Logement.
Cet avantage fiscal accordé aux investissements dans la construction de logements locatifs avait été ramené, sous le gouvernement précédent, à 4 %, auxquels peut encore s’ajouter l’abattement immobilier spécial de 1 %. Cette décision avait été prise parce qu’à une époque où les taux d’intérêt étaient bas, cette mesure avait encore davantage stimulé la demande et fait grimper les prix.