
Il est clair que "l'agriculture biologique continuera à être soutenue de manière ciblée", selon Martine Hansen.
"Mais nous ne nous fixons pas d'objectifs irréalistes. L'objectif de se fixer purement sur des surfaces n'est pas correct pour nous. Il faut également examiner les produits et la masse de produits et quels produits nous voulons. La conversion partielle doit également être encouragée de manière ciblée. Pour une grande exploitation, se convertir directement représente aussi un risque."
Nous souhaitons poursuivre le plan d'action national de promotion de l'agriculture biologique, mais en le remaniant. Les objectifs du dernier gouvernement n'ont pas été atteints et c'est pourquoi nous voulons fixer de nouveaux objectifs avec les acteurs sur le terrain et voir avec eux la meilleure manière d'avancer, a affirmé Martine Hansen.
En matière d'agriculture biologique, il manque des objectifs concrets aux Pirates. Le député Ben Polidori:
"Auparavant nous avions l'année 2050 pour arriver à 100% d'agriculture bio. Ce n'est désormais plus dans le plan. La ministre a dit qu'elle préfèrerait maintenant le faire sous forme d'accompagnement. Et ce sera ensuite mis mieux et plus rapidement en oeuvre. Mais il n'y a aucune date et aucun pourcentage pour nommer l'objectif."
Le président de la Commission de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Viticulture, le député CSV, Jeff Boonen, a expliqué qu'il s'agit de s'assurer que les exploitations qui passent au bio, gagnent aussi de l'argent avec les produits qu'elles vendent.
"C'est pour cette raison que nous ne voulons pas simplement faire une politique incitative avec des subventions, pour atteindre un certain pourcentage. Et ensuite, nous avons des entreprises complètement dépendantes de l'argent public."
La députée verte Joëlle Welfring déplore le fait que dans l'agriculture biologique, un concept ne puisse être établi qu'après un an d'analyses:
"Je pense que nous pourrions déjà nous inspirer de pays où on travaille de manière plus proactive. Il existe concrètement des agences indépendantes qui conseillent de manière plus dynamique les entreprises qui souhaitent se convertir."
La députée LSAP et ex-ministre, Paulette Lenert, regrette pour sa part que la protection des consommateurs ne fasse plus partie des attributions dans le nouveau gouvernement, mais elle se félicite que le nouveau ministère de l'Agriculture s'occupe aussi de l'alimentation:
"Une politique alimentaire est importante pour l'avenir de notre pays. Mais la protection des consommateurs aurait mérité une autre reconnaissance. J'espère qu'il y aura d'autres initiatives dans la pratique dans les prochaines années."
Selon la ministre Martine Hansen, le ministère travaillera évidemment à la protection des consommateurs. Le projet de loi sur le recours collectif sera notamment examiné en commission en janvier.