
Fin de la polémique suscitée fin 2020 par deux projets de lois (7658 et 7662) du ministre de l'Education nationale, Claude Meisch, faisant craindre aux syndicats enseignants et ensuite à la CGFP une privatisation sournoise de l'école publique luxembourgeoise.
La Confédération générale de la fonction publique (CGFP) et le ministre ont signé ce mardi un accord pour le garantir. Du coup, le premier avant-projet de loi sera modifié et le projet de loi 7662 est retiré.
Même si leurs avis concordent sur le texte concernant les services du SCRIPT (Service de Coordination de la Recherche et de l’Innovation pédagogiques et technologiques), de l'IFEN (Institut de Formation de l'Éducation Nationale) et du CGIE (Centre de gestion informatique de l'Education), il a été retenu que l’accès aux fonctions dirigeantes des trois services "ne sera pas ouvert à des personnes directement issues du secteur privé" mais que le nombre de candidats potentiels serait tout de même élargi.
Quant à l'article prévoyant qu’une partie du personnel de l’IFEN peut occuper des emplois "pour lesquels la connaissance de l’une des trois langues administratives n’est pas reconnue nécessaire", il est tout simplement biffé. La maîtrise des 3 langues administratives reste bien nécessaire.
Le deuxième projet de loi (7662) portant sur la nomination de directeurs de quatre établissements spécialisés (Lycée technique pour professions de santé, Lycée technique pour professions éducatives et sociales, Lycée technique agricole et l'École d’hôtellerie et de tourisme du Luxembourg) qui devaient être des salariés issus du secteur privé et non plus exclusivement des fonctionnaires issus de la plus haute carrière dans le service public, est retiré.
Ministère et CGFP ont convenu qu'un tout nouveau texte devait être rédigé afin que les personnes venant du secteur privé n'aient pas un accès direct aux postes de décision dans ces quatre établissements.