
Il y a 50 ans les premières vaches allaitantes arrivaient au Luxembourg. Il s'agit de vaches qui ne sont pas élevées pour leur lait mais pour leur viande. Elles sont appelées vaches allaitantes, car au contraire des vaches laitières auxquelles les veaux sont enlevés, elles gardent leurs veaux près d'elles sur les pâturages. Nous parlons ici de viande luxembourgeoise de grande qualité, d'une production qui n'est rentable que si la commercialisation suit.
Marc Wagner est éleveur de vaches limousines. Les limousines font partie de l'agriculture luxembourgeois depuis 50 ans. Elles ne sont pas élevées pour leur lait mais pour leur viande, qui est commercialisée sous un label.
La demande des grands distributeurs pour un filet de limousine existe bien. Eleveurs, bouchers et ceux qui revendent la viande aux commerces doivent collaborer dans le sens d'une commercialisation régionale et nationale optimale. Chez Marc Wagner, la vente à la ferme ne représente qu'une toute petite partie du chiffre d'affaires. Expliquer au public que la bonne viande vient aussi d'ici et pas seulement d'Argentine, est extrêmement important.
Etant élevées et nourries de manière moins intensive que les vaches laitières, les vaches allaitantes nuisent a priori moins à l'environnement. La nouvelle loi agraire prévoit ainsi une prime à la vache allaitante et une prime pour les limousines mises en pâture, par exemple. Elles sont donc plus écologiques? Pour commencer, nous devons obtenir l'autorisation de garder des ruminants sur nos prairies, disent les agriculteurs.