LuxembourgLa vaccination obligatoire des soignants envisagée

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Nouveau président de la Fédération des hôpitaux luxembourgeois (FHL), le Dr Philippe Türk estime que 70% de soignants vaccinés au Luxembourg, ça ne suffit pas. L'obligation vaccinale est sur la table, comme en France.
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Le nouveau président de la FHL, le Dr Philippe Türk, est revenu sur les sujets qui occupent le secteur en ce moment, comme par exemple la crise liée au coronavirus, dont les répercussions étaient nombreuses pour les membres du personnel des soins de santé.

"Qu'il s'agisse de soignants en extérieur ou dans les hôpitaux, la pression était maximale pour tout le secteur", selon le Dr Philippe Türk qui souligne également "un énorme élan de solidarité". Il explique que la solidarité passe désormais par la vaccination. Environ 70% des membres du personnel des soins de santé ont été vaccinés, mais cela ne suffit pas selon le président de la FHL qui préconise plutôt la convictionsans toutefois exclure une possible obligation à l'avenir, comme cela pourrait également être le cas à l'étranger.

En France l'obligation vaccinale des soignants est sur la table plus que jamais. Le débat s'est poursuivi tout le weekend et l'exécutif va multiplier les consultations au cours des prochains jours.

Dans une tribune au Journal du Dimanche, 96 médecins, dont des chefs de service devenus des figures médiatiques de la pandémie, ont demandé au gouvernement "de prendre dès à présent la décision d'obligation vaccinale" pour tout salarié d'un Ehpad ou d'un hôpital "(s')exposant ou exposant les personnes dont elle est chargée à des risques de contamination" au Covid-19.

Au Luxembourg, les membres du personnel de la santé qui ne bénéficient pas (encore) d'une vaccination complète doivent se soumettre à un test antigénique trois fois par semaine, une contrainte qui pourrait également les convaincre de se faire vacciner.

"TRAVAIL DE RATTRAPAGE NÉCESSAIRE"

A court ou moyen terme, c'est également le manque de personnel qui va poser problème au système de santé luxembourgeois, une situation problématique qui existait déjà bien avant la pandémie de coronavirus, comme l'explique le docteur Philippe Türk:

"Je pense que la réforme des métiers de soins de santé doit être façonnée différemment afin de donner un autre sens à ce métier. Il faut savoir que les attributions des infirmières se basent sur une loi vieille de 25 ans et qui ne correspond plus du tout à la réalité. Un gros travail de rattrapage est donc nécessaire. Les études de médecine sont également concernées, il faudrait s'attaquer au problème d'une manière plus globale. Si l'on recrute moins de docteurs, il faut plus d'infirmiers spécialisés".

60 à 65% de FRONTALIERS

Selon lui, l'attractivité des métiers de soins de santé a diminué ces 10 ou 20 dernières années en raison peut-être d'un manque d'intérêt de la part des responsables politiques. Seul le côté financier reste intéressant, ce qui aide le Luxembourg à trouver du personnel au delà des frontières, les non-résidents représentant actuellement 60 à 65% du personnel.

Enfin, le nouveau président de la FHL conclut en répétant que "le plus important est la vaccination des plus fragiles, afin de fortement réduire la pression sur les hôpitaux en cas de nouvelle vague, probablement due aux différents variants du virus. Plus le virus circule, plus il y aura de mutations, mais les vaccins efficaces nous rassurent. Le secteur hospitalier ne s'attend d'ailleurs pas à une situation catastrophique liée au variant Delta dans les prochaines semaines".

Le traitement des patients dits "Covid Long" est également un sujet sur la table de la fédération, tout comme la digitalisation du secteur, les modalités de financement ainsi que les discussions extra-hospitalières. Des discussions avec l'Université de Luxembourg sont également en cours en relation avec les études de médecine car l'attractivité des métiers de la santé est un sujet très discuté dans la société.

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