
De ce fait, l'Etat fédéral belge pourrait désormais devoir amortir des millions d'euros.
L'achat et la qualité des masques livrés avaient dès le départ suscité la polémique. Le ministère belge de la Défense avait initialement commandé 15 millions de masques bucco-nasaux à Avrox et payé 32 millions d'euros pour les acquérir. Ces masques étaient destinés à être distribués gratuitement à la population via les pharmacies. Une distribution qui a dû être interrompue lorsqu'il est apparu que les masques contenaient des particules potentiellement toxiques.
Très tôt, des reproches ont été formulés pour cette raison et pour d'autres circonstances, par exemple le fait qu'Avrox n'était qu'une société boîte aux lettres qui vendait des produits de mauvaise qualité en faisant de fausses promesses. Une enquête a également été ouverte sur des soupçons de fraude. En conséquence, l'État fédéral avait demandé le remboursement des indemnités. La satisfaction de ces demandes est désormais menacée.
Comme il ressort de la base de données, l'entreprise a été déclarée en faillite le 17 octobre.
Deux personnes avaient été privées de liberté, dont le patron d’Avrox, Laurent Hericord, avant d’être libérées. Mais en août dernier, M. Hericord avait été à nouveau arrêté et placé sous mandat d’arrêt pour avoir violé les conditions de sa libération provisoire et pour avoir commis de nouveaux faux.
Le parquet de Bruxelles enquêtait depuis juin 2020 sur l'entreprise, notamment pour contrefaçon de produits, falsification de documents, fraude et blanchiment d'argent.