"Violation des Droits de l'homme"La psychiatrie infanto-juvénile pointée du doigt au Luxembourg

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L’Ombudsman Claudia Monti a présenté son rapport sur la psychiatrie des enfants et ados dans lequel elle revient sur les différentes pratiques qui auraient besoin d'un cadre légal au Luxembourg.

Les enfants et les adolescents placés en service de psychiatrie doivent pouvoir sortir de temps en temps afin de s'aérer, d'être en contact avec le monde extérieur tout en garantissant un encadrement aussi agréable que possible. C'est en tout cas ce que demande d'urgence l'Ombudsman Claudia Monti dans son rapport sur la psychiatrie infanto-juvénile.

Elle poursuit: "nous avons constaté des violations flagrantes des Droits de l'homme, et ce qui nous a particulièrement choqués ce sont les mesures de contraintes, donc lorsque le patient est immobilisé".

Selon cette représentante du peuple, les pratiques sur le terrain seraient très variées et auraient bien besoin d'un cadre légal au Luxembourg. Lors de certaines mesures, il n'est pas clair si le jeune patient est nourri, s'il a le droit d'aller aux toilettes. Les fouilles corporelles devraient également bénéficier d'un cadre légal très précis.

Les enfants et les ados ne devraient être envoyés en psychiatrie que sur avis médical avec une période bien déterminée, ce qui n'est pas le cas pour le moment. L'Ombudsman appelle donc les autorités à mettre en œuvre le plus vite possible cette réforme tant attendue de la loi sur la protection des mineurs.

Cela permettrait de garantir certains droits qui ne sont pas forcément respectés de nos jours: "comme par exemple le droit d'être entendu, pas seulement lorsqu'un jeune est placé en prison ou à l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'État mais aussi lors d'un placement en psychiatrie".

Selon les premières informations, la loi devrait être terminée dans les premiers mois de 2025. La réforme de la loi sur la protection des mineurs doit encore être adaptée suite à plusieurs oppositions formelles de la part du Conseil d'État, et l'échange entre les professionnels du secteur doit encore être amélioré. Le rapport décrypte notamment en détail la situation dans les différentes structures du CHL, des Hôpitaux Robert Schuman et du Centre Hospitalier Neuropsychiatrique.

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