Personnel surchargéLa psychiatrie face à de nouveaux défis suite à la pandémie

RTL Infos
Le nombre de patients traités pour troubles psychiatriques, dépressions ou tendances suicidaires a fortement augmenté ces dernières semaines alors que certains patients sont atteints du virus.

Le Premier ministre ainsi que la ministre de la Santé l'ont encore récemment rappelé: il ne faut pas sous-estimer l'impact de la crise sur la santé mentale alors que les responsables sur le terrain le confirment: la société va globalement moins bien suite à la pandémie et ses répercutions sur de nombreux secteurs.

Les confinements ont provoqué une augmentation des troubles de l'alimentation, des troubles obsessionnels compulsifs ou encore des crises d'angoisse chez les enfants et les jeunes, selon plusieurs psychiatres. La consommation des nouvelles technologies a également augmenté dans cette tranche d'âge, ce qui ne doit pas être considéré comme purement négatif, surtout lorsque les jeunes utilisent leur appareil afin de garder le contact avec leurs amis. Mais il ne faut pas oublier l'importance des vraies rencontres, même limitées à deux personnes, surtout à cet âge-là.

Selon le docteur Jean-Marc Cloos, directeur médical de la psychiatrie aux Hôpitaux Robert Schuman, "toutes les personnes qui vont moins bien en ce moment n'ont pas toujours besoin d'une aide psychologique ou psychiatrique. Certaines personnes ont la possibilité de s'adapter, ou de voir le bon côté des choses, malgré tout, alors que d'autres s'épuisent de plus en plus avant de tomber dans le burn-out. Cela dépend de l'impact du virus sur la vie des gens, s'il est financier, cela peut provoquer des problèmes de dépression. Il faut également s'attendre à une vague d'épuisement chez le personnel hospitalier qui travaille sans relâche dans des conditions parfois très compliquées, malgré tous nos efforts afin de les ménager le plus possible".

Quelques cas supplémentaires ont été rapportés dans les services psychiatriques des hôpitaux en plus de l'activité normale. Ce sont surtout les patients traités pour des troubles psychiatriques et testés positifs au coronavirus qui posent problème dans les stations. La séparation physique des patients demande plus d'efforts et de personnel.

Les sous-effectif dans le personnel soignant ont à nouveau été clairement mis en lumière à travers la crise sanitaire et le secteur de la psychiatrie n'a pas été épargné.

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