
La propension à la violence est bien présente. La pandémie et les restrictions ont entraîné une hausse des agressions et des actes de violence, comme cela a été le cas récemment à Bonnevoie, où un jeune homme de 18 ans a été mortellement blessé par deux mineurs, a expliqué le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox.
Une plus forte présence policière ne suffirait pas à éviter de tels actes. Il ne faudrait pas non plus évaluer le problème uniquement sous l'angle local, cela aurait pu se produire ailleurs. Le travail doit commencer plus tôt, être plus préventif. Il s'agit de reconnaître les problèmes des jeunes et de les combattre, par exemple dans les écoles.
En matière de stupéfiants, il faut également mettre davantage l'accent sur la prévention et le travail social. C'est pourquoi il faut accentuer la collaboration entre ministères et services. Une réunion a déjà eu lieu au début de la semaine et une autre est prévue jeudi avec plusieurs acteurs de différents secteurs. Le ministre de l'Education, Claude Meisch, sera notamment présent.
En tout cas, il faut prendre la violence très au sérieux. Les effectifs de la police ont été augmentés l'an dernier. Le recrutement va se poursuivre: plus de 200 fonctionnaires cette année et 400 les deux prochaines années, plus 240 civils.
La présence policière a été accentuée cette année dans le quartier de la Gare de Luxembourg, où les effectifs sont passés de 55 à 75, auxquels il faut ajouter une dizaine de personnes qui patrouillent en civil.
Le ministre de la Sécurité intérieure n'est guère enchanté par le fait que les autorités communales de la Ville de Luxembourg fassent défiler en plus une société de gardiennage privée. Il peine à imaginer que deux personnes assurent un plus grand sentiment de sécurité que 85 fonctionnaires. Henri Kox a demandé une analyse à l'IGP, l'Inspection générale de la police, sur l'impact qu'a une telle société de sécurité privée sur le travail de la police. Le ministre reste sur sa position, que l'ordre public doit rester sous le contrôle de l'Etat.