
Alors que le gouvernement souhaitait réduire les nouvelles infections et calmer la situation dans les hôpitaux grâce aux restrictions prises à la fin du mois de novembre, la situation reste toujours très tendue. Le Centre Hospitalier du Nord a décidé de fermer une partie de ses blocs opératoires afin de réorganiser ses services et lutter contre l'épidémie de coronavirus.
Avec 65 patients hospitalisés pour une infection au coronavirus, dont une douzaine en service de réanimation, le Centre hospitalier du Nord a atteint ses limites et doit s'organiser. Les équipes de soignants sont "stressées" et "fatiguées" précise la direction de l'hôpital.
Des équipes "doublement stressées" selon le docteur Wirtgen. Tout d'abord la charge physique que les collaborateurs doivent endurer depuis des mois dans leur combinaison en Tyvek, mais également la charge mentale et psychologique de la gravité de la maladie.
"Malheureusement, le monde ne dispose pas de traitement miracle. De nouvelles approches ont fait leur apparition mais dans certains cas très graves de Covid, la pression peut être dévastatrice et je pense que c'est quelque chose qui est plus facile à évacuer ou endurer lorsque l'on peut prendre quelques jours de congé".
C'est une des raisons qui ont poussé les responsables du CHdN a annuler toutes les interventions chirurgicales non-urgentes jusqu'au 4 janvier. Le directeur médical des deux hôpitaux, le docteur Wirtgen, espère que les cas de nouvelles infections vont baisser.
"Personne ne sait si elles vont baisser. Mais un doute très clair circule déjà chez les collaborateurs de tous les hôpitaux du pays, car la population pense que tout va bien, qu'elle peut circuler librement et aller faire ses courses. Mais dans les hôpitaux, il faut savoir que la masse de travail a considérablement augmenté avec plus de patients, plus de responsabilité et une fatigue qui augmente. Nous demandons donc également à tous les citoyens de prendre la situation au sérieux et de respecter les gestes barrières comme la distanciation physique le plus souvent possible".
Le directeur médical du CHdN n'a cependant pas souhaité commenter si les autorités sanitaires auraient dû prendre des mesures supplémentaires dans la lutte contre le Covid.