
"Comme si notre travail n'était pas déjà assez difficile, aujourd'hui la police est filmée n'importe où, à n'importe quelle occasion et par n'importe qui." Ce sont les mots de Philippe Schrantz, directeur général de la Police. Selon lui, les agents sont désormais confrontés à un fort mouvement de surveillance de la part de témoins d'interventions.
Selon lui, les agents ne recevraient pas toujours le respect qu'ils auraient mérité. Outre la surcharge de travail induite par le Covid, et ses nombreux contrôles, ce qui préoccupe particulièrement la police ces derniers temps, ce sont les vidéos des interventions de police que les particuliers réalisent.
"Comme si notre travail n'était pas déjà assez difficile, aujourd'hui la police est filmée n'importe où, à n'importe quelle occasion et par n'importe qui. Il n'y a pratiquement pas d'intervention sur la voie publique sans que quelqu'un photographie ou filme. Les images sont en partie immédiatement publiées et diffusées sur les réseaux sociaux, souvent après avoir été montées. Et c'est de là que viennent les fameuses "Shitstormen"."
La direction de la police exige que l'on aille plus loin à présent en matière de vidéosurveillance et de caméras corporelles pour les agents.
Les défis futurs sont grands. Il faut moderniser l'équipement et surtout recruter du personnel supplémentaire. Philippe Schrantz s'est réjoui que 700 candidats se soient inscrits lors du dernier recrutement. A l'avenir, il sera aussi fait davantage appel à des civils pour certaines tâches.
La situation d'où nous venons, ne serait pas la meilleure, a dit le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, mais nous faisons notre devoir avec application. Le recrutement extraordinaire pourrait éventuellement durer jusqu'en 2025 au lieu de 2023. La police va obtenir plus de 3.000 membres.
Il faut investir dans la formation fondamentale et dans la formation continue. En 2022, le budget de la police va augmenter de 10%, a déclaré Henri Kox lors de son discours.
La discussion sur la sécurité ne serait souvent pas menée de manière objective, mais nous ne détournons pas le regard, ni dans le quartier de la Gare ni ailleurs dans le pays, a poursuivi le ministre. La semaine dernière, un plan pour accroître la visibilité de la police a été présenté et le catalogue de mesures avec des mesures répressives mais surtout aussi préventives va suivre. "C'est pourquoi, le 20 octobre, je présenterai au conseil de gouvernement, en collaboration avec six ministères, un catalogue de mesures à court, moyen et long terme pour lutter durablement contre la criminalité liée à la drogue." Sur ce point, il y aura aussi une collaboration avec les communes.
Il ne pourrait rien promettre, mais il va consacrer toute son énergie à améliorer la situation de la police, a assuré le ministre.