
Ce plan vise à assurer la sécurité et la salubrité publiques et à lutter contre des phénomènes tels que le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains ou la mendicité organisée, précise Léon Gloden dans ses réponses à trois questions parlementaires posées par le député vert Meris Sehovic et les députés socialistes Paulette Lenert, Claire Delcourt et Dan Biancalana.
Cependant il est erroné d'extrapoler sur un mois le nombre de policiers à fournir par les autres régions du pays chaque jour pour être déployés dans la capitale, pour arriver à un chiffre d'environ 180 patrouilles extérieures intervenant à Luxembourg-ville, comme indiqué par le Tageblatt, ajoute le ministre. Il indique encore que cette opération n'est pas limitée dans le temps.
Le ministre des Affaires intérieures ne cite aucun chiffre sur le nombre de policiers déployés dans la capitale, ni sur le nombre de policiers détachés sur le territoire de la Ville de Luxembourg. L'opération ne cible pas seulement l'application de l'interdiction de la mendicité, mais aussi d'autres infractions pénales.
Le Service de police judiciaire est également impliqué dans le dispositif afin d'assister les policiers en uniforme, notamment dans la lutte contre la mendicité organisée et la traite des êtres humains. Ces membres de la PJ ne sont pas retirés de leur service, mais ils remplissent leur mission habituelle dans le cadre de ce dispositif.
Dans ses réponses, Léon Gloden n'a pas souhaité fournir de détails opérationnels ou stratégiques sur la manière dont la police organise son dispositif, pour des motifs de confidentialité.
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