LuxembourgLa numérisation de la Sécurité sociale est une "petite révolution"

RTL Infos
"C'est une petite révolution pour la CNS, car il a fallu changer tout le système informatique pour que le paiement immédiat puisse directement fonctionner."
© RTL (archive)

C'est ce qu'a déclaré mardi le président de la Caisse nationale de Santé, Christian Oberlé, lors d'une conférence de presse sur la numérisation de la Sécurité sociale. De nombreux contrôles, qui autrement ne pouvaient être effectués qu'a posteriori, peuvent désormais être effectués au préalable. De nombreux services peuvent profiter de ce progrès, explique Christian Oberlé: "Le PID tel que nous l'avons présenté aujourd'hui est une pièce maîtresse, mais c'est une pièce de tout un circuit de digitalisation, où nous devons motiver les patients ainsi que les médecins et les autres professionnels de santé à l'utiliser également. Tout comme une passerelle ne fonctionne que si les pistes cyclables mènent à la passerelle. Ainsi la CNS doit encore créer les pistes cyclables et les rendre attrayantes pour faire en sorte que nos cyclistes y roulent."

Les médecins seront remboursés directement et en une fois, précise le président de la Caisse nationale de Santé. Cette conférence de presse a aussi été l'occasion de fournir des informations sur le DSP, le dossier de soins partagé, qui semblait au point mort ces derniers temps.

Marc Hostert, président de l'Agence eSanté: "Tout d'abord, le DSP est seulement totalement opérationnel depuis deux ans. Ces derniers mois, son utilisation a progressé tant chez les professionnels de santé que chez les patients, qui utilisent leur compte. Il faut toutefois aussi savoir que ce sont principalement des patients atteints de maladies chroniques qui vont sur le DSP. Ce ne sont pas les personnes en bonne santé. Cela signifie qu'il faut faire une abstraction au niveau de l'interprétation. Tout le monde a un compte DSP. Si quelqu'un l'utilise aussi parce qu'il est malade, c'est une autre question. Mais la tendance est à la hausse des deux côtés."

En tout cas, l'Agence eSanté tente de rendre le DSP encore plus attractif, selon Marc Hostert.

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