
La ministre de l'Agriculture n'a pas caché sa satisfaction ce vendredi au micro de RTL, mais elle a expliqué être consciente que ce résultat n'était qu'une impression du moment et que rien n'était acquis.
Le 4 mars dernier, une entrevue a eu lieu avec le ministre de l'Environnement Serge Wilmes et les agriculteurs autour de la table "agriculture". On peut parler d'un changement de paradigme, notamment en matière de loi sur la protection de la nature, de constructions dans les zones vertes, ou encore de protection de l'eau, autant d'éléments qui seront revus par les autorités. Une "task force" a également été promise, elle s'occupera notamment des valeurs d’ammoniaque ou d'adaptations sur la loi agricole en vigueur qui devraient être être présentées au mois d'avril.
En ce qui concerne les futures constructions, la ministre pragmatique souhaite des mesures proches de la réalité qui ne sont pas trop contraignantes mais qui doivent absolument servir leur but premier: protéger la nature et l'environnement.
Martine Hansen est également revenue sur la polémique qui a éclaté suite aux propos controversés de Luc Frieden en relation avec l'énergie nucléaire: "beaucoup de personnes pensent que nous ne sommes pas d'accord au sein du CSV concernant l'environnement, mais nous sommes bien sur la même ligne. Nous voulons nous attaquer à la protection de l'environnement sans aucune idéologie".
L'agriculture bio ne représentant que 5 ou 6% de la production nationale, l'objectif de 20% en 2025 de l'ancien gouvernement n'était pas tout à fait réalisable, selon la ministre qui préfère rester flexible et ne pas se lancer dans un objectif fixe pour l'avenir. Elle souhaite cependant voir augmenter le nombre d'agriculteurs bio grâce à la vente de ces produits aux cantines scolaires.
Enfin, la situation des agriculteurs en Europe ne semble pas s'améliorer, notamment en raison de la chute des prix des graines, Martine Hansen a tenu à préciser que les agriculteurs luxembourgeois n'étaient pas tant concernés par cette nouvelle crise. La ministre précise également que les aides ne seraient pas réduites. La concurrence déloyale de l'étranger et les démarches administratives restrictives au niveau européen sont des sujets qui seront encore analysés par la Commission parlementaire qui sera formée ce vendredi.