
Cette période a eu un impact sur le déroulement du travail mais également sur le personnel. C'est notamment pour ces raisons que l'ADEM a organisé ce lundi une journée de l'emploi dédiée aux métiers de la gastronomie et de l'hôtellerie.
Les personnes intéressées ont répondu à l'appel de l'Agence pour le développement de l'emploi, le parking situé devant l'hôtel de la route d'Echternach à Luxembourg ne désemplissait pas. L'offre était ouverte à toute personne susceptible d'être intéressée par un job dans le domaine de l'horeca, mais 2.500 personnes ont été spécialement invitées par l'ADEM. 40 stands ont profité de l'occasion pour présenter leurs offres d'emploi, avec, comme souvent, la difficile question des horaires de travail dans ce secteur: il faut souvent être disponible le soir ou le week-end. Un compromis que de nombreuses personnes, comme les familles homoparentales, ne peuvent pas se permettre.
Après la pandémie, de nombreuses personnes en ont profité pour se réorienter professionnellement. Un établissement de Belvaux recherche un sous-chef depuis pas mal de temps et est tout à fait prêt à s'adapter aux souhaits des employés, mais fermer le week-end ou en soirée est tout simplement impensable.
La recherche de travail dans ce secteur n'est pas la plus simple, autant pour les employeurs que pour les futurs employés. Les établissements tentent tant bien que mal de s'adapter à la demande afin de trouver le personnel nécessaire. Les formations représentent cependant encore un gros fardeau, car les patrons préfèrent les personnes étant toujours mieux formées. Un candidat qui a de l'expérience dans la gastronomie à l'étranger n'est pas pour autant mieux placé pour trouver un job au Luxembourg. Une Portugaise dans ce cas concret aimerait suivre une formation au Luxembourg, mais elle a le sentiment que les patrons ne sont pas trop intéressés par cette option.
"Les capacités manquent afin de proposer des formations en interne", confirme le directeur de production d'une boulangerie. Même si les manipulations internes propres à l'entreprise sont inculquées aux futurs collaborateurs, les formations de base doivent être déjà acquises avant d'entrer dans la société.
Le président de la fédération Horesca est d'avis que le pays aurait bien besoin d'une meilleure culture en matière de formations: "les personnes désirant changer de voie peuvent profiter de formations proposées par la House of Training ou par la fédération de l'Horesca elle-même, mais l'apprentissage dans les établissements devrait pouvoir être élargi. Il serait alors peut-être plus simple de trouver de nouveaux collaborateurs pour le secteur", conclut Alain Rix.
Le reportage de RTL Télé: