
Un hommage à Jonathan Aubry aura lieu fin mai à Pétange. L'avocat de la famille, Me Winkel, a confirmé à RTL Infos ce jeudi 2 mai que la commune avait autorisé la tenue d'une marche blanche demandée par la famille.
Un rassemblement qui survient cinq mois après la mort de Jonathan Aubry, décédé après une altercation survenue dans la discothèque Champs Elysées.
Le rassemblement aura lieu le vendredi 24 mai, de 14h à 18h, devant l'hôtel de ville de Pétange. "La famille prononcera un discours à 13h45 pour remercier les personnes qui l'ont soutenue, puis la marche débutera et sera marquée par une minute de silence devant la boîte de nuit" a fait savoir Me Anthony Winkel.
L'avocat rappelle que la famille souhaite une marche "digne et festive" à l'image du défunt. Mais elle condamnera tout appel à la violence, notamment envers l'établissement où M. Aubry est décédé.
Un appel au calme important pour les proches, représentés par leur avocat: "Notre but n'est pas de bloquer les rues, simplement de rendre hommage." La marche blanche se conclura devant l'hôtel de ville par un dernier discours. À ce titre, la police luxembourgeoise sera présente pour encadrer le cortège, qui s'annonce large: la famille s'attend à plus de 500 participants.
Plusieurs mois après le drame, l'avocat regrette toutefois n'avoir "aucune nouvelle" du parquet luxembourgeois. La famille maintient d'ailleurs sa position: Jonathan Aubry n'est pas tombé mais a été victime d'un acte violent non nécessaire de la part de l'agent de sécurité de la discothèque Champs Élysées. "Il peut avoir bu, il peut avoir fait la fête, mais Jonathan Aubry n'a en aucun cas été violent, il ne méritait pas de mourir" tranche l'avocat.
Une enquête est en cours au Luxembourg. L'agent de sécurité impliqué dans l’incident avait notamment été placé en détention provisoire. "Au cours de l'interrogatoire, l'homme de 57 ans a été inculpé de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, respectivement d'homicide involontaire et un mandat de dépôt a été émis" faisait savoir l'administration judiciaire au lendemain du drame, tout en rappelant la présomption d'innocence qui s'impose à ce stade de l'enquête. L'agent avait ensuite été libéré et placé sous contrôle judiciaire.