
"En tant que femme, vous avez une manière différente de faire du management. Il est important pour moi d'être bien entourée de collaborateurs et je mise beaucoup sur le dialogue. Il ne s'agira pas d'une gouvernance du haut vers le bas," a déclaré la nouvelle directrice générale du CHL lundi sur RTL.
"Le manque de femmes aux postes de direction reste un problème général", tant au Luxembourg qu'à l'étranger. Il faut "énormément s'investir et aussi assurer", selon la nouvelle directrice générale du CHL à quelques jours de la Journée internationale des femmes ce vendredi.
Elle-même, à son nouveau poste de directrice générale, pourra évidemment moins travailler en tant que chirurgienne, mais elle aimerait malgré tout "garder le contact avec les patients et continuer d'opérer."
"Le manque de personnel soignant et de médecins" est "un problème national et européen". Nous ne voyons pas cela en Asie ou en Amérique du Sud. Un hôpital ne peut pas rechercher seul des solutions. Pour contrer la pénurie, il faut "valoriser le travail du personnel et le rendre plus attractif."
Le fait qu'au CHL, les médecins soient des salariés et non des indépendants, c'est-à-dire qu'ils aient un salaire fixe, entraîne une grande solidarité. Le système fonctionne bien. Toutefois cela rend le "CHL moins attractif" que d'autres hôpitaux au Luxembourg "pour certaines spécialisations, notamment la radiologie, la cardiologie ou l'anesthésie". Le Centre hospitalier a des difficultés à recruter là "où de nombreux actes peuvent être facturés et où la nomenclature est bonne". C'est pourquoi les contrats ont été légèrement modifiés en introduisant une "part variable" afin que l'activité soit mieux rémunérée.
À l’heure où les exigences en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée augmentent, il faut veiller à ce que l’hôpital reste attractif et à ce que les médecins ne se contentent pas d'aller travailler dans de petits cabinets parce que là, il n’y a pas de gardes, par exemple.
"L'hôpital présente l'avantage de pouvoir proposer une médecine différente de celle pratiquée en ambulatoire" et en tant que médecin, "vous y voyez d'autres pathologies". Mais là aussi, les responsables politiques doivent jouer leur rôle et veiller à ce que ces petits cabinets aident aussi pour les gardes.
Le docteur Martine Goergen est favorable à ce que de petites structures fonctionnent en tant qu'antennes régionales à travers tout le pays. Nous avons déjà de très bonnes expériences en la matière à Marnach sur la route du Nord, par exemple, selon l'invitée de la rédaction.
Il serait très important de reconnaître enfin les spécialisations des pédiatres, souligne la directrice générale du CHL. Elle a aussi indiqué qu'elle y tenait beaucoup à la ministre de la Santé.
À la Clinique pédiatrique, il y a de nombreux pédiatres qui ont une "sur-spécialité", par exemple, un pneumologue pédiatrique, un néphrologue pédiatrique et un gastro-entérologue pédiatrique. "Mais ils ne sont pas reconnus au Luxembourg" et ils ne peuvent donc pas facturer à leur niveau les actes qu'ils prestent, selon la directrice générale du CHL.
Et wier ganz wichteg fir d'Spezialisatiounen vun den Kannerdokteren endlech unzëerkennen, ënnersträicht d'CHL-Generaldirektesch Goergen. Dat hätt si der neier Gesondheetsministesch och un d'Häerz geluecht. An der Kannerklinik wieren vill verschidden "Surspezialitéiten" zum Beispill e Kanner-Pneumolog, e Kanner-Nephrolog an e Kanner-Gastronterolog an déi wieren hei zu Lëtzebuerg net unerkannt an deementspriechend kéinten si net dat ofrechnen wat se bräichten, sou déi nei Generaldirektesch vum CHL.