
Le moustique tigre peut transmettre des agents pathogènes dangereux, notamment ceux de la dengue, du Zika, du chikungunya et du virus du Nil occidental. C'est pour cette raison que les autorités sanitaires surveillent la propagation des moustiques au Grand-Duché et contrôlent si de nouvelles espèces potentiellement dangereuses apparaissent. Des pièges qui attirent les moustiques en imitant l’odeur d’un être humain, sont utilisés à cette fin.
À la fin mai, aucun moustique tigre n’avait encore été détecté dans les pièges, mais en raison du changement climatique, les moustiques se sentent de plus en plus à l’aise au Luxembourg. Le biologiste Alexander Weigand, du Musée national d’histoire naturelle, explique : "Le moustique japonais s’est, à lui seul, entièrement répandu à travers le Luxembourg en l’espace de quelques années… Quant au moustique tigre asiatique, nous avons déjà deux ou trois sites où nous le trouvons régulièrement." Pour éviter que ces espèces invasives ne s’implantent, les autorités sanitaires ont déjà eu recours à des biocides.
Au Luxembourg, aucune maladie transmise par un moustique tigre n’a été recensée jusqu’à présent. Les autorités sanitaires appellent la population à mettre un filet ou un couvercle sur les réservoirs d'eau de pluie et autres contenants. Comme certaines espèces peuvent aussi résister au froid, il est recommandé de ne pas laisser d’eau sous les pots de fleurs en automne. Les résidents peuvent signaler la présence de moustiques via l’application MosquitoAlert.