
Au niveau de la gouvernance, le directeur du Filmfong aurait une position particulièrement confortable dans cet établissement public, ce qui signifie qu'il peut prendre seul de nombreuses décisions. Cela vaut aussi en matière de finances. La Cour des Comptes recommande donc l'introduction du principe de la double signature, surtout quand il s'agit de grosses sommes d'argent.
La Cour des Comptes précise toutefois explicitement dans un communiqué que c'est dans la logique de la loi actuelle sur le Filmfong que le directeur ait autant de pouvoir. En effet, il y a eu un changement de paradigme en 2014.
Avec la nouvelle loi, les certificats pour investissements audiovisuels ont aussi été remplacés par un autre système, par lequel des subventions directes sont distribuées pour des projets cinématographiques.
Depuis des années, il est question d'éventuelles irrégularités au Filmfong dans les médias ainsi que dans les cercles politiques.
En novembre 2019, la Commission parlementaire du contrôle de l'exécution budgétaire avait chargé la Cour des Comptes d'un rapport spécial sur le Filmfong. Le rapport a été présenté lundi après-midi à la Commission parlementaire.
Les députés de l'opposition et de la majorité se sont prononcés pour la révision de la loi sur le Fonds national de soutien à la production audiovisuelle.
La présidente du conseil d'administration du Filmfong, Michèle Bram, et son directeur, Guy Daleiden, qui occupe ce poste depuis 1999, seront invités à la Commission de contrôle de l'exécution budgétaire, a annoncé la présidente de celle-ci, la députée CSV Diane Adehm.
À l'hiver 2019, le ministre de tutelle, Xavier Bettel, s'était déjà montré ouvert à des modifications de la loi.
Si des changements doivent être apportés à la loi, la Cour des Comptes propose qu'il soit précisé dans le nouveau texte que le Filmfong puisse être contrôlé régulièrement par la Cour, comme c'est le cas pour beaucoup d'autres établissements publics.