
Les négociations se déroulent toujours à huis clos et les revendications de la CGFP sont toujours gardées secrètes. Mais le futur accord salarial pour la fonction publique n'est plus un mystère depuis longtemps, et les revendications ont déjà été transmises au ministre Serge Wilmes. Dans le catalogue, une augmentation substantielle du système à points est demandée, ce que Romain Wolff, le président de la CGFP, avait annoncé en décembre dernier sur RTL.
Même si "les demandes du syndicat ne se négocient pas sur la place publique", plusieurs sources bien informées ont indiqué à RTL qu'une revendication serait une augmentation d'un peu plus de 8% du système de points de la fonction publique. Concrètement, deux tranches de 4,1% sont dans les tuyaux ces deux prochaines années.
Selon le site de la fonction publique, la valeur du point pour les fonctionnaires est en ce moment à 23,2752062 euros. Après une augmentation de 4,1%, ce montant serait de 24,2294896 et après une deuxième tranche de 4,1% on atteindrait les 25,2228987 euros.
En ce qui concerne les employés, la valeur du point est un peu moins élevée à 22,0393931. Après deux augmentations à 4,1% chacune, ce montant serait alors de 23,8836715 euros.
Le salaire de la fonction publique se base sur les points qu'une personne détient, multipliés par la valeur de ces derniers, en fonction de leur contrat.
Voici deux exemples illustrant les souhaits de la CGFP avec le potentiel impact de la hausse demandée: un rédacteur (carrière C1) a 168 points la première année, ce qui représente de nos jours 3.910,23 euros, et 4.237,44 euros après la hausse. Un universitaire (carrière A1) a 320 points, ce qui représente 7.052,61 euros en ce moment et 8.071,33 euros après la hausse.
Il s'agit bien entendu d'exemples théoriques, les revendications maximales sont généralement négociées afin de trouver un compromis durant les discussions.
Selon nos calculs, une augmentation de la valeur du point d'1% représenterait une dépense supplémentaire de 40 à 50 millions d'euros par an pour l'État. Une partie repart évidemment dans les caisses de l'État via l'impôt sur le revenu.