
Suite à notre article intitulé "Une enquête financière vise un préjudice estimé à plus de 200 millions d’euros" et publié le 15 juin 2026, relatif au communiqué du Parquet de Luxembourg et "aussitôt associé à ma personne par la presse luxembourgeoise", le promoteur luxembourgeois Kindy Fritsch a décidé de faire usage du droit de réponse.
"Suite à l'article publié le 15 juin 2026 sur rtl.lu, relatif au communiqué du Parquet de Luxembourg et aussitôt associé à ma personne par la presse luxembourgeoise, je fais usage du droit de réponse qui m'est reconnu par la loi.
Le montant de "plus de 200 millions d'euros" de préjudice mérite d'être précisé. Il procède de la réclamation d'un unique investisseur minoritaire, professionnel du secteur financier, dont l'apport en capital s'élève à 800.000 euros pour une part très minoritaire des droits économiques du fonds concerné. Poussé à l'extrême, ce raisonnement ferait de moi un extraordinaire gestionnaire de fonds, à l'origine d'un rendement de l'ordre de 25.000% en quelques années – un talent qui confine au génie. Chacun appréciera si un tel écart relève davantage de la finance que de l'arithmétique, en l'absence, à ce jour, de toute expertise contradictoire ou décision judiciaire au fond.
Je conteste formellement l'ensemble des faits visés par cette enquête, telle que menée notamment par le magistrat du Parquet en charge du dossier. Aucune condamnation n'a été prononcée à mon encontre et je bénéficie, comme toute personne, de la présomption d'innocence - un principe qui, en l'espèce, semble avoir été traité avec une légèreté surprenante.
L'ampleur des mesures prises, avant tout jugement au fond, a déjà porté une atteinte sérieuse à ma réputation et à celle de mes proches. Je continuerai à demander, par les voies de droit, que le contradictoire et la présomption d'innocence - trop souvent traités comme de vieux principes encombrants - soient enfin concrètement respectés.
Je fais d'ores et déjà appel à la justice luxembourgeoise, afin qu'elle mette un terme à cet acharnement judiciaire contre ma personne, mené sans la moindre mesure par une puissance publique prompte à mobiliser soixante agents pour un dossier reposant, en définitive, sur la parole d'un seul homme - qui, ce faisant, distend un peu plus le lien avec l'entrepreneuriat, poumon pourtant essentiel de l'économie réelle.
Je m'interroge sur le silence des autorités politiques compétentes : un Etat qui se targue d'attirer l'entrepreneuriat ne peut laisser une poignée de fonctionnaires tout-puissants instruire à charge la ruine d'un acteur économique, sur la seule foi d'une plainte civile".