
Jean Asselborn était mardi aux Etats-Unis, où il a participé à une réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies consacrée à la situation au Proche-Orient.
Interviewé par RTL, le ministre luxembourgeois a expliqué que deux points ont fait consensus lors de cette réunion. D'abord, "les atrocités du Hamas le 7 octobre ont été condamnées par tous, même par le ministre des Affaires étrangères palestinien(...)". L'autre consensus, qui a "étonné plutôt positivement" Jean Asselborn, c'est "que tout le monde parle à nouveau d'une solution à deux Etats, une solution qui n'a intéressé personne pendant 10 ans." Pour le ministre, "il est clair que sans un Etat pour la Palestine (...), à côté d'Israël, il n'y aura pas le calme dans la région."
Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que "beaucoup ont souligné qu'Israël a le droit de se défendre, mais dans le respect des règles internationales". Les attentats horribles commis par le Hamas le 7 octobre doivent être condamnés sans équivoques. "Pour moi, il n'y a simplement aucune justification à ce qu'il s'est passé le 7 octobre, cependant, il faut savoir que deux millions de personnes habitent à Gaza dans une cage qui vient d'exploser", a ajouté Jean Asselborn.
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A présent il est important de trouver un compromis et d'ouvrir des corridors humanitaires dans la bande de Gaza, afin que les populations civiles puissent recevoir l'aide humanitaire. Il faudrait par conséquent que les attaques aériennes israéliennes cessent, au moins pour une période déterminée.
Un "cessez-le-feu humanitaire" est dès lors crucial. Le ministre a aussi parlé de "trêve humanitaire". Et la libération des plus de 200 otages retenus par le Hamas est tout aussi essentielle.
Le ministre des Affaires étrangères ne voit pas encore de risque aigu d'extension du conflit dans la région. Dans le contexte actuel, Jean Asselborn croit que "les Etats-Unis freinent l'offensive terrestre israélienne". "Le problème qui existe", selon le ministre est "qu'une offensive terrestre sans retenue (...) donne des images qui renforcent la haine dans la région et au-delà." Selon lui, l'Iran n'a "aucun intérêt non plus à une véritable guerre dans toute la région."