
"Les Ukrainiens. C’est un peuple qui a déjà pas mal vécu par le passé. Ils en sont arrivés à un point, où ils disent, 'y en a marre'. Nous restons ici. Nous continuons. C’est peut-être ça aussi la surprise pour les Russes. Qu'ils soient aussi résistants."
C'est ainsi que Claude Radoux décrit l'énergie que le peuple ukrainien déploie actuellement dans la guerre contre la Russie
''J'ai fait ce voyage avec une certaine préoccupation et un certain scepticisme et, en fait, je dois dire que malgré toutes les difficultés et aussi les inquiétudes que les gens ont là-bas, je suis revenu avec une certaine sécurité ou avec une plus grande confiance.''
Claude Radoux a participé au deuxième Sommet international des villes et des régions, organisé à Kiev. Le Président ukrainien Volodymyr Zelensky et la Présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, y ont notamment pris la parole. Le Consul d'Ukraine au Luxembourg a quant à lui été reçu par le Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal et le vice-président du Parlement Rouslan Stefantchouk.
"Je pense qu'ils sont confiants en leur capacité de résister. Cela signifie qu’ils savaient que les Russes exploiteraient leur faiblesse momentanée qui résulte du manque de munitions. Et c'est évidemment une situation très pénible. Mais je crois qu’ils sont absolument convaincus qu’ils parviendront à surmonter ce moment grâce aux livraisons d’armes en cours, qui arrivent maintenant progressivement. Ils sont également en train de recruter, de former et d’équiper des brigades supplémentaires.''
Une situation qui aura un impact évident sur la conférence sur la paix en Ukraine prévue à la mi-juin en Suisse. Politiquement, l’objectif est évidemment de restaurer l’intégrité du territoire ukrainien avec les frontières d’avant 2014. Mais cet objectif est-il réaliste? Ce n'est pas une affaire simple, selon le consul, qui ne cache pas qu'en fin de compte, le pragmatisme l'emportera.
En Suisse, il sera avant tout question de la sécurité des centrales nucléaires, de la garantie d'approvisionnement en produits agricoles en provenance d'Ukraine, de l'échange de prisonniers et du rapatriement des enfants déportés.
Pour négocier concrètement la paix, il faut un interlocuteur de l’autre côté de la table.
"Et il n'y en a pas pour le moment", selon Claude Radoux.
Aux yeux de Poutine, l’Ukraine n’a aucune raison d’être. A écouter ce discours, les Ukrainiens n'en sont pas à ce point. Un peuple résistant "qui a déjà pas mal vécu par le passé", selon Claude Radoux.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: