Xavier Bettel"Je dois vous décevoir, nous n'avons pas trouvé de solution"

Claudia Kollwelter
adapté pour RTL Infos
Depuis New York, où il participe à l’Assemblée générale des Nations unies, Xavier Bettel a dressé un constat peu rassurant : l’imprévisibilité continue de dominer la scène internationale.
Bei de Gespréicher mam ukrainesche President an Ausseminister wier et och ëm d'Affär Fridman gaangen.
© CHIP SOMODEVILLA/Getty Images via AFP

Le ministre des Affaires étrangères souligne que le multilatéralisme est de plus en plus contesté, ce qui rend d’autant plus importante l’intervention du Grand-Duc Guillaume devant l’ONU.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est également entretenu avec le secrétaire général Antonio Guterres. Selon Bettel, ce dernier a salué l’engagement du Luxembourg en faveur du multilatéralisme, estimant que si tous les États adoptaient une attitude similaire, la situation mondiale serait plus stable. Une appréciation que le ministre considère comme un encouragement dans un contexte diplomatique tendu. Durant sa conférence de presse en ligne, le ministre luxembourgeois a été clair: "je dois vous décevoir, nous n'avons toujours pas trouvé de solution".

Pendant le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, Xavier Bettel était en réunion avec l’UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. Il juge que certaines interventions à la tribune de l’ONU relèvent davantage de messages destinés à un public "conquis" que d’un véritable dialogue international, une dérive qu’il regrette.

Le ministre a également abordé l’affaire Fridman lors de ses échanges avec les responsables ukrainiens. Il rappelle que les décisions concernant les sanctions sont prises au niveau européen et se félicite que les 27 États membres soient parvenus à avancer ensemble sur le nouveau paquet de mesures. Pour lui, il aurait été incohérent de ne pas évoquer ce dossier sensible avec Kyiv.

Xavier Bettel estime par ailleurs que la guerre entre la Russie et l’Ukraine suscite aujourd’hui moins de polarisation que le conflit au Proche-Orient. Il déplore que les représentants palestiniens n’aient pas obtenu l’autorisation de se rendre à New York et espère que les élections à venir dans la région permettront d’apaiser les tensions.

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