
En temps normal, ce secteur représente 5,7% de la richesse nationale, avec un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. Mais même si le secteur industriel n'a pas dû interrompre ses activités pendant le confinement, la demande a fortement chuté, a expliqué mardi le ministre de l'Economie à la Chambre, en réponse à une question parlementaire du député DP, André Bauler. Franz Fayot a assuré s'être rendu en personne sur le terrain pour se faire une idée de la situation.
"Lors de ces visites, il est apparu clairement que c'est surtout le manque de personnel au printemps qui a contraint les entreprises à réduire leur production. Une bonne partie du personnel était en effet absent pour cause de maladie oud'un congé pour raisons familiales. Au jour d'aujourd'hui, le chiffre d'affaires a chuté de 30 à 40%."
Une autre raison est que les clients de la plupart de ces entreprises étaient eux-mêmes confinés et il y avait donc forcément moins de commandes. Par ailleurs, les fournisseurs et les livreurs des entreprises ne travaillaient plus, de sorte que les matières premières ont souvent manqué. Un gros problème qui a causé des difficultés aux entreprises luxembourgeoises, c'est la fermeture des frontières, a poursuivi Franz Fayot.
Malgré les difficultés, il faut considérer chaque entreprise individuellement. Il y a aussi des entreprises qui surmontent bien la crise actuellement. Le retour du terrain montre également que les aides du gouvernement ont été bien appréciées.
Les entreprises ont obtenu l'incitation nécessaire pour investir, selon le ministre de l'Economie.
"Les entreprises profitent par exemple du cofinancement quand elles souhaitent investir dans la digitalisation. Nous remarquons que malgré ces temps difficiles, plusieurs entreprises investissent grâce à ces modèles d'aides."