Brasserie de Luxembourg Mousel-DiekirchInauguration en grande pompe (à bière)

RTL Infos
25 millions d’euros ont été investis pour créer la nouvelle Brasserie de Luxembourg à Diekirch. Économies d’énergie et d’eau, réduction d’empreinte carbone sont au cœur des réflexions qui ont mené à cette nouvelle entité.

En janvier 2010, la rue avait grondé, la rumeur avait enflée: la Diekirch risquait de ne plus être brassée… à Diekirch. Prenant la mesure de l’image désastreuse que cela entraînait, le groupe AB InBev auquel la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch (c’est le nom complet) appartient a décider d’investir pour mettre sur pied une nouvelle brasserie.

"Investir dans une nouvelle brasserie ici démontre notre volonté incontestable de nous identifier plus que jamais avec nos racines et nos consommateurs. La nouvelle brasserie montre notre engagement vis-à-vis de la Ville de Diekirch", explique Gilles Nackaerts, directeur de la brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch.

La première pierre a été posée en 2017 et 25 millions d’euros plus tard, les bâtiments seront inaugurés ce vendredi après-midi en grande pompe, avec le gratin des officiels luxembourgeois, Premier ministre en tête.

MODERNE ET ÉCORESPONSABLE

"Répondre aux attentes et exigences de ses consommateurs" revient comme un mantra dans la bouche du Directeur général qui détaille volontiers les innovations technologiques qui permettront de "brasser avec une réduction de plus de 15% de la consommation d’électricité. La salle de brassage est équipée d’un système de condensation des vapeurs qui permet la récupération de l’énergie calorifique par un système d’échangeurs. Cette récupération de l’énergie liée à l’optimisation du fonctionnement des installations thermiques garantira une réduction en énergie calorifique de 38%. En matière de consommation d’eau la diminution est estimée à 10%."

"Nous sommes particulièrement fiers du nouveau système de filtration, qui est unique en Europe. Un filtre à membranes permet de filtrer la bière sans aucun additif de filtration et donc sans aucun rejet" s’enthousiasme Pierre Van Vynckt, directeur opérationnel et maître-brasseur.

Le groupe mondial AB InBev étant coté en bourse, il se refuse toujours à donner des chiffres de productions. On apprend cependant que les nouvelles infrastructures sont dimensionnées pour brasser jusqu'à 250.000 HL/an, ce qu’on peut considérer comme un objectif à long terme. «Je crois en la croissance du marché au Luxembourg», se targue Gilles Nackaerts.

PAS D'EMBOUTEILLAGE

La nouvelle brasserie, conçue par le bureau luxembourgeois Beiler François Fritsch Architectes, brasse la Diekirch et la Mousel. "La priorité c’est bien sûr la Diekirch, mais on ne met pas de côté Mousel pourra être développée plus tard. Pour l’instant on se concentre sur Diekirch", confirme le directeur.

"La nouvelle Diekirch 0,0, sans alcool est fabriquée en Belgique où nous avons les infrastructures pour désalcooliser la bière", précise Pierre Van Vynckt.

C’est aussi en Belgique que la bière luxembourgeoise est embouteillée. Brassée à Diekirch, elle y est mise en fûts avant d’être expédiée à Louvain, où elle est mise en bouteille, au même endroit que la Stella.

Mesurant l’engouement des consommateurs pour les microbrasseries, le Directeur général n’exclu pas de brasser d’autres produits, notamment des petites séries saisonnières, ce que permet la dimension des infrastructures.

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