
23 ans après la première maison dans la capitale et trois ans après celle d'Ettelbruck, une troisième structure "Impuls" a vu le jour à Esch-sur-Alzette afin de venir en aide aux jeunes toxicomanes âgés de 13 à 21 ans. L'inauguration officielle a eu lieu vendredi.
Depuis 1997, les maisons Impuls s'occupent d'environ 8.000 consommateurs de stupéfiants. Trois psychothérapeutes travaillent auprès de la nouvelle antenne "al Esch" et le travail ne devrait pas manquer puisque 40 pourcents des "clients" sont originaires du sud du pays.
L'ouverture du centre en avril a été légèrement éclipsée par la pandémie de coronavirus. L'activité a néanmoins augmenté en juillet et la troisième maison est presque pleine depuis le mois de septembre avec la prise en charge de 50 jeunes et de leurs familles. Le centre souhaiterait pouvoir embaucher plus de personnel afin de sensibiliser élèves et enseignants à la consommation de substances légales et illégales.
Des thérapies prolongées sont également proposées à l'étranger où un sevrage sera réalisé sans devoir attendre qu'une place se libère en milieu hospitalier au Luxembourg. Cette décision dépend de l'accord de la CNS.
Le chargé de direction d'Impuls constate enfin que la consommation de drogues a augmenté chez les jeunes âgés de 13, 14 ou 15 ans depuis le début des discussions de légalisation. La population de cet âge représentait 4 à 6 pourcents des maisons, maintenant il faut compter environ 14 pourcents de très jeunes "clients".
Un travail de prévention est donc nécessaire en amont de la légalisation, selon les responsables des maisons "Impuls".