
Afin d'au moins soulager les locataires en période de forte inflation, le gouvernement a décidé de réformer le bail à usage d'habitation. Mais le secteur de la construction critique le fait qu'une réduction du taux du capital investi combinée à des taux d'intérêt élevés pourrait faire grimper les prix. Et même sur le marché des ventes, tout ne semble pas rose en ce moment.
->À lire sur ce sujet: La réforme contre les loyers abusifs risque de faire... augmenter des loyers!De nouveaux logements sont en cours de construction au lieu-dit "um Kuelebierg" à Cessange. Ce projet devrait rester entièrement réservé à la location. Mais comme le taux du capital investi devrait être plafonné à 3,5 %, il pourrait bientôt être plus intéressant de placer son argent à la banque, selon le gérant d'une grande entreprise de construction. Et si un bien locatif plus ancien devait être vendu et revenir sur le marché, le loyer serait alors ajusté au prix du marché actuel, beaucoup plus élevé.
Joël Schons (gérant de Stugalux): "Dans le même immeuble j'échange un appartement avec un collègue, il a le même appartement un étage au dessus. Dans cette transaction, le seul qui encaisse, c'est l'Etat avec les droits d'enregistrement. Après cela, les deux appartements sont à nouveau au prix actuel du marché et vous obtenez donc un loyer beaucoup plus élevé qu'il ne l'était jusqu'à présent."
En ce qui concerne le marché des ventes, les taux d'intérêt élevés conduiraient les personnes qui louent à continuer à le faire et les jeunes à rester plus longtemps chez leurs parents. Globalement, on construit trop peu.
"Au cours des huit à neuf dernières années, il n'y a jamais eu aussi peu de permis de construire délivrés que l'année dernière. Pourquoi? Déjà les mois précédents, la hausse des taux d'intérêt à amené les gens à ne pas construire, et à ne pas nécessairement franchir le pas de s'endetter sur 20 ans."
Les taux d'intérêt élevés ne sont toutefois pas le seul problème. Les procédures de délivrance des permis de construire seraient trop longues et au niveau communal, il manquerait souvent les infrastructures nécessaires. D'un autre côté, l'Etat devrait également assumer ses responsabilités et faire bâtir les plus de deux millions de mètres carrés de surfaces constructibles.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: