
La situation s'est détendue dans les hôpitaux. Un seul patient Covid est pour l'instant en soins intensifs. Le personnel hospitalier peut enfin souffler après trois vagues de coronavirus, a déclaré mardi le docteur Jean Reuter à nos collègues de RTL.

Il est difficile de dire comment va évoluer la situation. Ce que nous savons, c'est que les hospitalisations interviennent deux à trois semaines après la hausse des nouvelles infections. Il faut donc attendre. Il y a en tout cas un point positif, c'est qu'une majeure partie de la population vulnérable a été vaccinée.
Il faut toutefois rester en alerte. Même si pour les jeunes, le risque de développer une forme grave de la maladie, est plus faible, ils pourraient quand même être touchés par un "Covid long". C'est pourquoi ils doivent également se faire vacciner. Et la deuxième dose est aussi essentielle.
Le CovidCheck redonne plus de libertés à la personne vaccinée dès le jour de sa deuxième injection. Le docteur Reuter ne trouve pas cela très heureux, même si la protection maximale ne serait plus loin. Mais il aurait probablement été plus lucide d'attendre une à deux semaines(s) après la deuxième dose, selon le médecin. Il comprend toutefois que le gouvernement ait rendu certaines libertés à la population parce que les chiffres étaient si bas. La question est cependant de savoir si nous pouvons continuer ainsi. Il manque probablement un à deux mois de campagne de vaccination.
Il regrette aussi qu'aucune vaccination croisée n'ait encore été effectuée au Luxembourg, c'est-à-dire une première dose d'Astra et ensuite une seconde de Biontech ou de Moderna, par exemple.
A propos d'une éventuelle vaccination obligatoire du personnel soignant, le docteur Reuter a admis avoir changé d'avis au cours des dernier mois. Nous étions alors au début de la campagne de vaccination, il y avait de l'information et de la sensibilisation. Cela ne lui convient pas que du côté de l'opposition, certains aient critiqué le personnel soignant.
Dans le domaine de la santé, il faut faire confiance à la science. Maintenant, si le pourcentage de vaccination n'est pas suffisamment élevé auprès du personnel, il faudrait réfléchir à une vaccination obligatoire. Ce ne serait rien de nouveau. Il y a déjà des vaccinations qui sont obligatoires dans le secteur de la santé, par exemple la vaccination contre l'hépatite B, rappelle le docteur Jean Reuter.