
Le but de la société n'est pas seulement de rendre la production d'énergie plus verte, mais également de montrer que l'Asie ne doit pas dominer le marché.
Au cœur de la capitale, la chaîne de production est officiellement opérationnelle depuis octobre. Des panneaux solaires made in Luxembourg assemblés à Hollerich. 125.000 tonnes de machines produisent le panneau en 15 à 20 minutes. La société veut en mettre 40.000 unités sur le marché l'an prochain. Le processus commence par le traitement des cellules.
Michel Thein, directeur de Solarcells: "Ici vous voyez les machines qui prennent les cellules individuelles déjà coupées. Elles sont posées sur un tapis et ensuite elles sont soudées ensemble."
Au final, ce sont 108 cellules qui sont intégrées dans un panneau. À l'horizon 2026/2027, ce seront environ 100.000 unités par an qui seront vendues au Luxembourg. Aujourd'hui, c'est environ 250 par jour. Deux modèles sont distribués via deux entreprises seulement.
Marc Thein, président du comité de direction de Socom et président de Solarcells, se montre ambitieux: "Nous voulons seulement vendre au Luxembourg. Si un jour notre panneau est utilisé dans une installation qui ne fonctionne pas correctement, le Luxembourg étant un petit pays, nous aurons immédiatement un problème d'image de marque. Par conséquent, ce n'est pas uniquement le panneau qui doit être de qualité, mais aussi l'installation."
Les cellules qui composent le panneau viennent encore de Chine, le grand leader technique du marché actuellement. Celles-ci devraient cependant être fabriquées en Europe dans les prochaines années.
"Il existe des productions en Europe. Des productions supplémentaires sont visées en Europe. Mais rien de concret n'est encore en route" regrette Michel Thein. "Pour l'instant ils veulent produire des cellules en Turquie, par exemple, mais il s'agit d'un processus complexe."
Depuis des décennies, l'industrie photovoltaïque européenne subit de la part de la Chine une pression massive sur les prix. Et c'est surtout la qualité qui en pâtit. "Je commande un conteneur de panneaux en Chine ou ailleurs en Asie. Ensuite ce sont 3.200 panneaux qui me sont livrés au lieu de 3.000. Parce qu'ils savent très bien que parmi les panneaux livrés, une partie ne fonctionneront pas correctement" détaille Marc Thein.
Cela ne fait que quelques années que le nombre de producteurs européens augmente à nouveau. Un panneau fabriqué en Asie est moitié moins cher, mais grâce aux subventions de l'État, la différence de prix peut être en grande partie compensée lors de l'installation, constate le producteur luxembourgeois.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: