Hausses des prix"Il est beaucoup plus difficile aujourd'hui de gagner de l'argent avec un café ou un restaurant"

RTL Infos
Prix de l'électricité qui flambe, prix des matières premières, frais de personnel... Le nouveau secrétaire général de l'Horesca, Steve Martellini, a fait un point sur la situation dans les restaurants et cafés au micro de RTL ce mardi.
© Envato

Il est encore possible aujourd’hui de gérer avec succès un restaurant ou un café, "mais c’est devenu plus difficile qu’il y a 10 ans", selon le nouveau secrétaire général de l'Horesca, Steve Martellini. Il vient de succéder à François Koepp, qui a passé 15 ans à la tête de la Fédération des restaurateurs, cafetiers et hôteliers.

Steve Martellini est lui-même propriétaire de deux restaurants, l'un à Wahlhausen et l'autre à Hoscheid-Dickt. Les clients sont au rendez-vous. Il est encore possible de réaliser un bon chiffre d'affaires, mais "les marges ont été beaucoup réduites. Aujourd'hui, elles sont comprises entre 3 et 5% dans les restaurants", quand tous les frais ont été décomptés.

"Avant, elles se situaient entre 12 et 15%." Le secteur horeca a été touché par de nombreuses hausses de prix. "Les prix de l'énergie ont explosé. Les produits sont devenus beaucoup plus chers, les frais de personnel augmentent." Si le plafonnement du prix de l'électricité est supprimé et que le prix de l'électricité bondit de 60%, nous allons encore avoir d'autres problèmes.

17 centimes de bénéfice sur une bière

"Le personnel est le capital d'une entreprise." Un bon patron a du bon personnel. Mais comme dans beaucoup de secteur, il y a une pénurie de main-d'œuvre dans l'horeca. "De nombreuses entreprises ferment un jour ou deux par semaine, parce qu'elles ne trouvent plus suffisamment de personnel."

Au cours des dernières années, on a pu assister à "une légère disparition des cafés" au Luxembourg (-8%). "Le bénéfice sur les boissons n'est plus suffisant. Il est de 17 centimes sur une bière vendue 3,50 euros." Les professionnels peinent à s'en sortir sans une carte de petite restauration.

Les entrevues avec le ministre de l'Economie et des PME, Lex Delles, et d'autres représentants du gouvernement, se sont bien passées. Ils connaissent les difficultés du secteur. Un secteur, qui a toujours un avenir, souligne Steve Martellini.

En tant que nouveau secrétaire général de l'Horesca, Steve Martellini souhaite que la fédération s'ouvre davantage à ses membres, les aide et se tienne à leurs côtés.

"L'une de mes priorités est d'être plus actif à l'extérieur" dit le restaurateur. Les membres peuvent prendre rendez-vous physique auprès de l'Horesca, afin de discuter des problèmes. Et il veut aussi passer du temps sur le terrain, à raison d'"une visite mensuelle dans une entreprise".

Back to Top
CIM LOGO