
"Toujours aussi sales et dangereux." Greenpeace s'est dit déçu par le fonds de pension luxembourgeois. Selon son analyse, le Fonds de Compensation a accordé "plus de trois milliards d'euros" à "des industries qui nuisent au climat et à l'environnement" en 2022. Une "part considérable" des 26 milliards de la réserve amassée pour les retraites.
Selon son rapport, 888 millions d'euros ont notamment été dirigés vers "les entreprises les plus néfastes pour le climat au niveau mondial". Charbon, pétrole, gaz... Plus qu'en 2021. La hausse est également constatée au profit des "principaux responsables de déforestation". Tandis que ceux dans le nucléaire ont diminué de 13% pour atteindre 691 millions d'euros.
"La politique d’investisseur responsable du FDC, qui repose notamment sur des labels de durabilité insuffisants et une liste d’exclusion incohérente, ne garantit pas que le fonds de pension investit effectivement de manière durable. Elle sert avant tout à faire du greenwashing et contribue ainsi à tromper la société luxembourgeoise", déclare Martina Holbach, chargée de campagne Finance durable pour Greenpeace Luxembourg.
Sur les 12 portefeuilles du FDC, "Greenpeace a pu identifier des entreprises qui ne sont pas conformes aux normes internationales sur le devoir de vigilance en matière de droits humains" ajoute l'association. Notamment dans les secteurs de l'automobile, des technologies de l'information et de l'alimentation.
Ce n'est pas la première fois que le fonds de compensation luxembourgeois est pointé du doigt pour ses investissements polluants. Début 2023, les députés de la coalition avaient co-signé une motion pour inciter le FDC à revoir sa politique d'investissement. Greenpeace dit toutefois douter "fortement" que le plan d'investissement pour la période 2023-2027 prenne le virage écolo' attendu.