EconomieFranz Fayot en visite au port d'Anvers

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A Anvers, le ministre de l'Economie a visité une drague sous pavillon maritime luxembourgeois.

Le port d'Anvers, avec son accès direct à la mer, n'est qu'à trois heures de route de Luxembourg. C'est là qu'une délégation du ministère de l'Economie a rendu visite mardi au premier acteur du secteur maritime luxembourgeois, le groupe Jan de Nul. 63 des 82 navires du groupe naviguent sous pavillon maritime luxembourgeois.

Le bateau visité par le ministre est une drague longue de 111 mètres. Le "Sanderus" est un navire spécial de dernière génération, utilisé ici pour creuser l'estuaire de l'Escaut.

"Nous sommes actuellement en plein dragage. Ce qui signifie que nous aspirons un mélange de sable et d'eau de mer du fond de l'Escaut dans le navire", explique Jesper Briers, deuxième officier à bord du Sanderus.

9 000 tonnes de sable peuvent ainsi être chargées, pour être ensuite déchargées à un endroit précis par une grande trappe. Du sable qui peut aussi être déversé à un endroit très précis, par exemple pour renforcer une digue. C'est une des activités du groupe Jan de Nul, dont il est l'un des leaders mondiaux. Le siège du groupe est à Capellen depuis 1995.

"Nous avons aussi des navires qui interviennent pour construire des parcs éoliens offshore. Ce sont des navires spéciaux avec de grandes grues pour installer les nouvelles éoliennes en mer. Avec les fondations et les câbles tirés jusqu'à la terre ferme", précise David Lutty, directeur du groupe Jan de Nul.

Le groupe Jan de Nul ne se contente pas de construire, il participe aussi en ce moment activement au développement de navires de travail de dernière génération. Des navires clairement destinés à être moins nocifs pour l'environnement: des navires à émissions très faibles. Un élément essentiel alors que le secteur subit une pression croissante en ce qui concerne l'impact environnemental.

"Après les émissions très faibles, nous devrons poursuivre pour atteindre le zéro émission. Nous sommes en train de réfléchir si nous pouvons travailler avec de l'alcool. Du bioéthanol. L'hydrogène, c'est très compliqué pour nous à cause de la navigation. Nous avons besoin de beaucoup de stations de ravitaillement et c'est lié à certains dangers", selon David Lutty.

L'usage de nouvelles technologies au niveau de l'installation de filtrage du "Sanderus" permet déjà une réduction des émissions de 60%. Ici on n'utilise plus non plus de carburant lourd, mais du diesel pour camions avec de l'Ad-Blue.

La recherche de solutions effectivement durables fonctionne à plein. Un changement que le gouvernement luxembourgeois souhaite accompagner, a déclaré le ministre de l'Economie, Franz Fayot, lors de sa visite à Anvers.

"Dans les mois à venir, nous souhaitons prendre des initiatives pour soutenir la recherche et le développement. Et pourquoi pas aussi améliorer le cadre fiscal pour encourager les investissements dans des navires durables comme le Sanderus", a ajouté Franz Fayot.

Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois:

De Franz Fayot op Visitt am Hafe vun Antwerpen
Zu Antwerpen huet de Wirtschaftsminister de Lëtzebuerger Pavillon Maritime besicht.

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